Commémorer les morts de la guerre : église de Saint-Julien-des-Eglantiers, à Pré-en-Pail

Cliquez pour agrandir l'image Vitrail de l'église de Saint-Julien-des-Eglantiers à Pré-en-Pail - Mayenne ©Patrice Giraud

Cliquez pour agrandir l'image Des soldats sont représentés dans une tranchée devant un paysage dévasté, aux arbres calcinés. Au-dessus d’eux apparaît une sainte portant la palme du martyr. ©Patrice Giraud

Cliquez pour agrandir l'image le Christ, vêtu du manteau rouge sang rappelant sa passion, est agenouillé aux côtés d’un soldat, dépouillé de son casque et de son fusil. Il l’enserre en signe de réconfort. ©Patrice Giraud

Cliquez pour agrandir l'image Un aumônier accompagne un soldat dans ses derniers instants. Il désigne le Christ en croix et la Vierge Marie qui apparaissent sur une nuée. Vitrail de l'église de Saint-Julien-des-Eglantiers à Pré-en-Pail - Mayenne ©Patrice Giraud

Cliquez pour agrandir l'image Des soldats et un prêtre prient auprès des tombes de leurs camarades, fleuries d’immortelles. Figure importante de la dévotion locale, la Vierge de Pontmain leur apparaît. ©Patrice Giraud

Cliquez pour agrandir l'image Un aumônier donne l’extrême onction à un soldat étendu tandis que deux militaires portent le corps d’un camarade défunt. L’analogie avec la Passion est établie par la présence d’une croix de mission, debout au milieu des ruines. ©Patrice Giraud

L’ensemble de verrières commandé au peintre verrier Auguste Alleaume en 1919 pour la nef de l’église de Saint-Julien-des-Eglantiers, à Pré-en-Pail, est d’autant plus exceptionnel que les vitraux sont assez rares parmi les œuvres commémorant les morts du premier conflit mondial en comparaison avec les plaques, stèles et monuments peints réalisés dans les églises.

L’hommage aux défunts prend la forme de huit vitraux offerts par les fidèles de cette paroisse créée en 1870. Ici, pas de combat mais une représentation de la mort des soldats et une réflexion sur sa signification. Les verrières honorent les poilus, représentés en groupe, et offrent une vision de consolation aux familles endeuillées, de nature à consolider leur foi. L’accent est particulièrement mis sur le lien entre la mort des combattants et le sacrifice de Jésus et sur la promesse de la vie éternelle. 

Le souvenir concret des combattants morts au front

A Saint-Julien-des-Eglantiers, l’hommage est personnalisé par l’utilisation de portraits photographiques de soldats originaires de la paroisse. Deux verrières, portent le nom des donateurs, la famille Morice et la famille Roncin, les autres la mention : « DON DES PAROISSIENS », montrant que la communauté paroissiale s’est unie dans la commémoration de ses morts.
Déposés en 1998 alors que la démolition de l’église était prévue, les vitraux ont heureusement pu être restaurés et reposés en 2015 par l’atelier Barthe Bordereau d’Angers.

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