Franchir la rivière Mayenne dans la ville de Mayenne : de la « nouvelle traverse » au Tour de France

Cliquez pour agrandir l'image Le pont Notre-Dame (au premier plan) et le pont neuf (actuel pont Mac Racken, au second plan) vus depuis l’aval au début du 20e siècle (carte postale éditée par Errudin, conservée aux Archives départementales de la Mayenne) ©F. Lasa

Cliquez pour agrandir l'image Le pont Mac Racken vu depuis l’amont. ©F. Lasa

Cliquez pour agrandir l'image Le pont Notre-Dame vu depuis l’ancien port en aval ©F. Lasa

Cliquez pour agrandir l'image Projet presque définitif de construction du viaduc de chemin de fer. Tirage sur fond bleu à partir d’un calque original dessiné par la société Moisant, Laurent, Savey et Cie, 25 sept. 1900 (Archives départementales de la Mayenne : S 90043). ©F. Lasa

Le 13 juillet prochain, le Tour de France reliera Fougères à Chartres à l’occasion de sa 7e étape et traversera le nord du département de la Mayenne. Il franchira la rivière Mayenne dans la ville du même nom en empruntant le pont Mac-Racken. Ce dernier honore la mémoire d’un soldat américain mort le 5 août 1944, lors de la libération de la ville, alors qu’il tentait de déminer le pont.

Ce pont a d’abord été appelé le pont neuf. Construit au début des années 1830 ; il était la pièce maîtresse de la « nouvelle traverse » de Mayenne destinée à faire passer les routes royales Paris-Saint-Malo et Angers-Caen au nord du centre-ville. Aménagées à la fin du 18e siècle et au début du 19e siècle, ces voies butaient en effet jusqu’alors sur l’étroitesse de la traverse d’origine médiévale, constituée de la grande rue, du vieux pont et de la rue Saint-Martin.
Le vieux pont a lui-même été reconstruit quelques décennies plus tard, 30 mètres en amont de son emplacement originel, à l’occasion de la construction des quais de Mayenne, entre 1862 et 1869. Baptisé d’abord pont de l’Impératrice, il a été renommé pont Notre-Dame après la chute du Second Empire.
Mais le plus célèbre des franchissements de la Mayenne à Mayenne fut sans conteste le viaduc de chemin de fer, construit en 1901 pour la ligne de chemin de fer d’intérêt local Mayenne-Landivy. Doté d’une impressionnante arche centrale de 54 mètres d’ouverture et de 17 mètres de flèche, il a été parfois dénommé à tort viaduc Eiffel, sans doute à cause de sa structure métallique. Il a en réalité été construit par la société parisienne de construction métallique Moisant, Laurent, Savey et Compagnie. Détruit par les bombardements de 1944, il a été remplacé en 1968 par un viaduc automobile en béton de conception plus banale.


Bibliographie
FOISNEAU Nicolas, SALBERT Jacques. La révolution des transports au XIXe siècle en Mayenne. La Mayenne, Archéologie, Histoire, n° 25, 2002, p. 9-122 (partie sur les ponts de la Mayenne : p. 59-68).

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