L’adoration des mages et des bergers, église de Désertines (53), Auguste Alleaume, 1914

Cliquez pour agrandir l'image L'adoration des mages et des bergers ©Yves Guillotin

Cliquez pour agrandir l'image Les mages et les bergers sont disposés en trois plans étagés de chaque côté de la sainte famille : la Vierge, l’enfant Jésus et Saint Joseph. ©Yves Guillotin

Cliquez pour agrandir l'image En partie haute sont figurés les anges qui, d’après l’évangile de saint Luc, ont annoncé aux bergers la venue du Sauveur. ©Yves Guillotin

Cliquez pour agrandir l'image L'oeuvre est dédiée à Robert Nelet, fils des donateurs ©Yves Guillotin

Reconstruite au 19e siècle – précisément en 1877 - comme un nombre important d’églises du département de la Mayenne, l’église Saint-Pierre de Désertines n’a été dotée que tardivement de vitraux, dans le chœur d’abord, en 1895, puis dans le transept, juste avant la première guerre mondiale. De généreux donateurs ont fait appel au déjà réputé peintre-verrier lavallois Auguste Alleaume (1854-1940), qui a réalisé là deux de ses plus belles œuvres.

Pour cette dernière commande, l’initiative est venue, comme souvent, de riches donateurs privés, attachés à la commune : Marie Nelet, connue sous le nom de plume de Myriam Thélen, fougeraise d’adoption mais native de Désertines, et son beau-frère et sa belle-sœur, qui habitaient le château de la Grande-Haie, Charles et Julie Nelet.

Ils ont fait appel au déjà réputé peintre-verrier lavallois Auguste Alleaume (1854-1940), qui a réalisé là deux de ses plus belles œuvres.

La première est consacrée à une scène de la vie publique de Jésus, assez rarement représentée : le repos à Béthanie.

La seconde illustre deux thèmes très fréquents dans l’iconographie chrétienne, qui sont associés à la nativité de Jésus : l’adoration des bergers et l’adoration des mages. Le choix a été fait ici de les rassembler dans une seule image, alors qu’ils sont généralement séparés : les mages et les bergers sont disposés en trois plans étagés de chaque côté de la sainte famille (la Vierge, l’enfant Jésus et saint Joseph). En partie haute sont figurés les anges qui, d’après l’évangile de saint Luc, ont annoncé aux bergers la venue du Sauveur, ainsi que l’étoile qui, d’après l’évangile de saint Mathieu, a guidé les rois mages jusqu’au nouveau-né. Le vitrail est dédié au fils disparu des commanditaires, Robert Nelet : on peut le reconnaître dans les traits étonnamment réalistes du troisième berger, saluant avec son chapeau et fixant le spectateur.

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