Les secrets de la collégiale de Guérande

Cliquez pour agrandir l'image Une sablière millésimée 1541 ©D. Pillet

Cliquez pour agrandir l'image Les poutres sculptées du XVIe siècle sont cachées par la voute en pierre du XIXe siècle. ©D. Pillet

La visite virtuelle en 360° de la collégiale de Guérande - réalisée par le service du patrimoine de la Région en collaboration avec la Ville de Guérande - emmène le visiteur vers des éléments du patrimoine auxquels il n’a traditionnellement pas accès. C’est aussi l’objet de ce focus qui, du haut des poutres et sablières, permet de mieux cerner les transformations de l’un des édifices emblématiques de la ville.

Construite probablement à l’emplacement d’un édifice gallo-romain christianisé, la collégiale Saint-Aubin est l’objet de plusieurs grandes campagnes de construction aux XIe et XIIe siècles puis dans les premières décennies du XIVe siècle.

En 1515, des indulgences accordées par le pape Léon X (1513-1521) à la demande de la reine Claude de France (1499-1524), également duchesse de Bretagne, font allusion à de nouveaux travaux : il faut reconstruire la « tour et clocher de l’église […] d’une grande hauteur, au sommet de laquelle une lumière avait coutume d’éviter les dangers des mers, du côté de Guérande, aux navigateurs, et qui montrait le chemin aux marins […] récemment démolie et écroulée».

L’écroulement de cette tour – qui correspond très probablement au clocher construit au-dessus de la croisée du transept – pourrait être à l’origine non seulement d’une reconstruction, mais aussi d’une modernisation du chœur architectural dans le premier quart XVIe siècle. Ce chantier est à nouveau soutenu par un don de François Ier au printemps 1523.
Au-dessus des voûtes du bras nord du transept, la charpente encore en place porte le millésime 1541, date qui semble signer l’achèvement de cette grande campagne de travaux. Couverte d’un lambris, décorée d’engoulants et de personnages sculptés, cette dernière, à l’image de nombreuses églises bretonnes, était destinée à être vue depuis le sol, avant d’être cachée par la voute actuelle, en tuffeau, mise en place à la fin du XIXe siècle. Le 360° permet aujourd’hui d’en redécouvrir toute la qualité.

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