Près de 200 acteurs du patrimoine aux Rencontres régionales du patrimoine le 22 novembre à Nantes

Cliquez pour agrandir l'image Près de 200 acteurs du patrimoine aux Rencontres régionales du patrimoine ©PB Fourny

Cliquez pour agrandir l'image Des rencontres sur les enjeux croisés des patrimoines culturels matériel et immatériel

Cliquez pour agrandir l'image Anne-Sophie Guerra, Conseillère régionale déléguée au patrimoine a ouvert les Rencontres régionales du patrimoine

« Les enjeux croisés des patrimoines culturels matériel et immatériel : quels dialogues ? La thématique des Rencontres régionales du patrimoine 2018 réunit près de 200 acteurs institutionnels et associatifs du patrimoine et des musées, chercheurs de l’Inventaire, universitaires, étudiants de l’université de Nantes, etc.

De nos jours, on parle de patrimoine culturel, concept regroupant les dimensions matérielles et immatérielles du patrimoine. Le patrimoine culturel ne s’arrête plus aux monuments et aux collections d’objets. Il comprend les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel.


L’équitation de tradition française inscrite par l’UNESCO

Le patrimoine culturel immatériel (PCI) est devenu aujourd’hui une notion mondialement reconnue depuis l’adoption de la Convention pour la sauvegarde du PCI par la Conférence générale de l’UNESCO en octobre 2003. Il prend régulièrement une envergure médiatique à mesure de l’inscription par l’Unesco de certaines pratiques au patrimoine de l’humanité, telles que le processus de fabrication de la pizza napolitaine traditionnelle en 2017, ou plus proche dans notre région, l’équitation de tradition française dont la communauté la plus connue est le Cadre Noir de Saumur (inscription en 2011).

Faire dialoguer patrimoines culturels matériel et immatériel

Si l’élargissement de la notion de patrimoine nous invite à réfléchir à ses limites et à la valeur historique, symbolique ou fonctionnelle du patrimoine, cette 8ème édition nous permet également de traiter de l’un des grands enjeux actuels en matière de politiques publiques du patrimoine et d’interroger spécifiquement les relations entre le patrimoine matériel et les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire reconnus comme éléments du patrimoine culturel.

Les acteurs du « patrimoine vivant » en région

En Pays de la Loire, la prise en compte de la mémoire régionale liée aux sites étudiés dans le cadre de l’Inventaire a mis sur le devant de la scène des attentes sociétales tangibles notamment en matière de patrimoine industriel. Consciente de ces enjeux, la recherche s’oriente progressivement vers davantage de pluridisciplinarité mais aussi vers une participation accrue des acteurs concernés afin d’articuler pratiques, usages et savoir-faire avec des éléments matériels, sans compromettre toutefois leur caractère évolutif et vivant.  

Les répercussions de cette dynamique sont diverses. Le travail sur « le patrimoine vivant » appelle déjà à des évolutions et à de nouvelles synergies au niveau des pratiques et des outils dédiés à la recherche. Plus largement, comme le patrimoine matériel, ce dernier doit aujourd’hui trouver toute sa place au service du développement des territoires. Aussi, c’est la place grandissante de l’immatériel dans le paysage muséal qu’il nous faut interroger.

Le territoire de la région des Pays de la Loire accueille une diversité d’acteurs du patrimoine culturel immatériel, institutionnels ou associatifs, de reconnaissance régionale voire nationale : l’IFCE, l’OPCI, Dastum, etc. Agissant dans des buts différents, leurs outils sont aussi le plus souvent différents, ainsi que les corpus sur lesquels ils interviennent.

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