Restauration du four à chanvre « Le Buisson » à Aigné - Sarthe

Cliquez pour agrandir l'image Four à chanvre « Le Buisson » à Aigné restauré : au sommet du toit de chaume, confectionné en terre, pousseront des Lys aux beaux jours ! ©association Aigné Patrimoine

Cliquez pour agrandir l'image Le dernier four à chanvre construit en terre avec une structure en bois encore debout en France. ©association Aigné Patrimoine

Cliquez pour agrandir l'image Dessin de coupe d'un four à chanvre ©Guy Giraud

Cliquez pour agrandir l'image Cargaison de chanvre à Assé-le-Boisne en 1966 ©DR - association Aigné patrimoine

Le dernier four à chanvre construit en terre a pu être sauvé avec la mobilisation d’un financement participatif.

Le four à chanvre du Buisson, à Aigné (72), construit vers 1850 et situé sur un terrain privé, et avait besoin d’être restauré. C’est un trésor de la commune, voire de la Sarthe.

Ce four est exceptionnel. C’est le dernier four à chanvre construit en terre avec une structure en bois encore debout en France. La Sarthe était le plus grand producteur de chanvre en France. Une toiture en tôle installée vers 1941 pour remplacer le chaume d’origine a permis de le sauvegarder. Mais il était temps de le sauver.
La restauration complète du four a coûté 30 000 €. Des subventions ont été accordées par la commune, le Département et 31 souscripteurs individuels ont contribué à un financement participatif pour 2400 €. La Région a complété avec 5000 € bouclant ainsi le financement participatif.
Une convention entre les propriétaires, l’association Aigné Patrimoine et la commune d’Aigné qui assure la restauration permet de l’ouvrir au public. Le chaumier a achevé son travail en septembre 2018.
Contact : paumiermjc@orange.fr

L'aide de la Région au financement participatif

Parce qu’il porte une part de nos identités, raconte l’histoire et constitue un vecteur de développement culturel et économique essentiel pour nos territoires, la Région a créé de nouvelles aides à la restauration, à la préservation, à la transmission du patrimoine qui viennent s’ajouter à un panel de dispositifs existants.
L’aide au financement participatif s’adresse au « petit patrimoine local » (lavoirs, puits, fours, granges, chapelles, retables, monuments aux morts…) qui ne fait pas l’objet de protection particulière, mais mérite d’être préservé pour sa valeur esthétique et ethnologique. Deux conditions à remplir pour bénéficier de ce coup de pouce : le nombre de contributeurs doit être au minimum de 20 et 70% du budget prévisionnel du projet doivent être déjà collectés par un moyen quelconque de financement participatif (avec les aides publiques). Les bénéficiaires peuvent être des particuliers, associations, communes et leurs groupements de moins de 3 000 habitants, syndics de copropriété, fondations, Sociétés civiles immobilières support de patrimoine familial immobilier, etc.

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