Lotissement concerté des Dunes d'Escoublac

Loire-Atlantique

Références

Auteur :

Charles Alain ; Mise en forme sous Renabl : Durandière Ronan

Date d’enquête :

1990

Historique

Commentaire historique :
Lorsqu'en 1845 Jacques-Yves Berthault se retrouva concessionnaire des dunes d'Escoublac, son seul souci fut de planter de nombreuses essences pour réussir à fixer les sables des montagnes ambulantes. Lors de l'étude de la voie ferrée vers 1865 sa proposition de céder gracieusement ses terrains au Conseil Général le contentait doublement ; premièrement, il économisait au département des procédures d'expropriation, de plus, il amenait sur ces terrains une activité qui recouvrait et allait recouvrir ses dunes. Les travaux durèrent plus de neuf ans malgré la courte distance (33 km). Ses travaux de plantations avançaient lentement lorsque Jules-Joseph Hennecart décida en 1879 d'acquérir quelques hectares de dunes pour se créer sa petite station balnéaire. Berthault fut très heureux de lui vendre car, toujours concessionnaire, il se déchargeait alors d'une partie du travail par la construction des villas et hôtels. Ce n'est qu'en 1884, que l'Etat reconnu les plantations réussies et donc le concessionnaire et ses acquéreurs devinrent propriétaires (Hennecart et Darlu). Ce travail de lotissement se déroulait bien le long de la baie (Benoit 1882, Pavie 1896, Hennecart et Darlu 1881). Aussi il décida au début du siècle de vendre à des particuliers quelques terrains à l'est vers Pornichet-les-Pins qu'il possédait aussi tout comme le Bois d'Amour qui couvrait la "falaise" sous laquelle reposait le vieux village d'Escoublac enseveli en 1781. Il traça des parcelles sans imposer sa marque sur le territoire comme les autres, en faisant suivre à la voierie la courbe des dunes sans les brusque. Quelques villas furent construites avant la première guerre au nord de la ligne de chemin de fer (Printania, La Butte Fleurie, Le Pavillon des Dunes...) une trentaine d'autres s'élevèrent le long des allées proches de la plage (allées des Nébuleuses, des Pléiades, de la Voie-Lactée ou avenue Saint-Clair). Une quarantaine de villas avec commerce pour certaines se regroupaient autour du marché et plus au-delà de l'avenue de Paris (actuelle avenue de Lattre-de-Tassigny). Mais après la première Guerre mondiale de nombreux propriétaires réclamaient dans l'hebdomadaire La Mouette des chemins recouverts de "macadam" et de "coaltar" pour leur permettre de mieux circuler. A cette époque son gendre Baillergeau avait pris la direction de la Société des Dunes d'Escoublac. Il négocia la vente du Bois-d'Amour à Louis Lajarrige au grand dam des villégiateurs qui, sortant des villes polluées et emplis de "miasmes urbains", n'avaient de cesse de respirer les "effluves basalmiques" des pins mélangées aux "senteurs iodées de l'océan". Bref, Baillergeau était mal vu car non seulement il n'agençait pas les allées de ses terrains mais encore il bradait ce que les villégiateurs pensaient être le patrimoine de la commune alors que ce n'était qu'une belle propriété privée. Avec le projet de Lajarrige de constituer le lotissement qui joindrait le quartier de l'Hallali à Pornichet-les-Pins (détachée de la commune depuis 20 ans), Baillergeau ne s'inquiéta guère de l'état de la voierie et une certaine anarchie structurelle dans le tracé des voies donne malgré tout beaucoup de charme à ces quartiers. Le quartier du marché fut cédé à la commune en 1911 pour y ériger un marché en bois qui fut agrandi en 1929 par une halle en béton.
Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

Ce lotissement n'est pas à proprement parlé un lotissement car tant Yves Berthault que son gendre Gustave Baillargeau ne préparèrent le terrain. Ils se contentèrent de vendre les parcelles avec le minimum de services sans vraiment investir dans l'infrastructure et la voirie. Les allées sont réalisées suivant la forme des dunes et les pentes sont fortes. La majeure partie de ce lotissement se situe à l'est du lotissement Hennecart et est délimité au nord par les avenues Josselin et de Blois, à l'est part l'avenue de la mer et à l'ouest par l'avenue Baguenaud. D'autre part, une autre partie de ce lotissement est située autour du marché car Berthault vendit au comte Darlu un terrain pour sa villa "Ker Maurice" mais pas aussi profond que le terrain Hennecart. Aussi la partie nord jusqu' à l'avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny fut cédée vers 1910 par la société des Dunes d'Escoublac pour créer un marché dessiné par l'architecte Georges Lafont. Le long de l'avenue de Chateaubriand, le terrain fut parcellisé en 1926 par la société générale foncière qui récupéra la ligne de chemin de fer. Même le parking actuel derrière la poste (ancienne gare) fut quadrillé. Les ventes de parcelles étaient conclues dans le Pavillon des dunes, avenue Gabrielle. Les premières constructions sur le bord de mer démarrent vers 1890-1900 le long de la plage et des allées Pléiades et Voie lactée. Les deux premières villas basques hors pays basque y sont construites en 1910 (seul une subsiste).

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

granite ; moellon ; enduit ; pan de bois

Matériau(x) de couverture :

ardoise ; tuile mécanique ; tôle ondulée

Localisation

Département :

44

Aire d'étude :

Villégiature balnéaire en Loire-Atlantique

Commune :

La Baule-Escoublac

Lieu :

lotissement des Dunes d'Escoublac

Latitude :

47,28457346 X

Longitude :

-2,39092556 Y