Garage de réparation automobile Minot

Loire-Atlantique

Références

Auteur :

Charles Alain ; Mise en forme sous Renabl : Durandière Ronan

Date d’enquête :

1990

Historique

Commentaire historique :
Après l'ouverture d'un premier garage automobile à Saint-Nazaire, Paul Minot en fait construire un deuxième à La Baule en 1922, probablement sur les plans de Ferdinand Ménard ou de Georges Dommée. En 1927, Minot demande à l'architecte baulois Paul-Henri Datessen de lui refaire la façade de son garage. Ce dernier lui propose une façade "coloniale art déco" (cf. typologie) avec un motif de roue volante en fronton. Cette construction intervient en même temps que la concession Citroën dessinée par l'architecte parisien Georges Wybo pour le compte de François André au 123 de la même avenue. Minot y tiendra successivement les enseignes "Citroën" puis "Delage". Aujourd'hui détruit, le garage a laissé place à un immeuble à logements. Passionné d'aviation et de photos, Minot achète un Caudron type Luciole C 270 qu'il baptise "La Côte-d'Amour" et s'offre des campagnes aériennes de prises de vue sur la côte.
Auteur Historique :

Datessen Paul-Henri (architecte)

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

Plan allongé avec rez-de-chaussée puis rez-de-chaussée et un étage. Ce garage "symétrique d'influence art nouveau et classique" en 1922 puis d'influence "coloniale art déco" en 1933 (cf. typologie) est bâti en limite de rue et en mitoyenneté avec la salle des variétés à l'ouest et le café de la mairie à l'est. La couverture est en tôle ondulée et les murs sont en parpaings recouverts d'enduit. La façade sud en 1922 est surmontée d'un fronton bombé surligné par une corniche moulurée sur lequel est écrit "Garage Minot". De part et d'autre de ce fronton, une même corniche surligne la façade et protège une frise art nouveau en ciment moulé. Au rez-de-chaussée, deux larges fenêtres carrées encadrent une porte d'entrée carrée. Un bandeau plat surligne ces trois ouvertures. En 1933 la disposition des ouvertures est conservée mais le bâtiment est surélevé d'un étage. Deux hauts piliers à redents encadrent et la porte d'entrée et la fenêtre d'étage puis soutiennent une large corniche abritant un fronton rectangulaire orné d'une sculpture représentant une roue vue debout et dont deux ailes sont reliées au moyeu. Un bac à fleur bombé s'avance au-dessus de l'entrée. De part et d'autre de ces deux piliers quatre fenêtres éclairent l'appartement et sont précédées par un long bac à fleurs orné d'une frise à boudins. Au rez-de-chaussée, les vitrines sont agrandies et celle de l'est est divisée par deux poteaux. Tout le bâtiment est encadré par deux piliers à redents comme les deux centraux et qui s'élèvent à hauteur de la frise à boudins.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

brique ; parpaing de béton ; enduit

Matériau(x) de couverture :

tôle ondulée

Type de couverture :

toit à longs pans

Vaisseaux et étages :

1 étage carré

État de conservation :

détruit

Localisation

Département :

44

Aire d'étude :

Villégiature balnéaire en Loire-Atlantique

Commune :

La Baule-Escoublac

Lieu :

lotissement Pavie

Adresse :

Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny

Rue :

Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny

Latitude :

47,28592497 X

Longitude :

-2,39785310 Y

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre :

élévation

Situation juridique :

propriété privée