Maison de villégiature balnéaire dite la Vigie de la Romaine

Loire-Atlantique

Références

Auteur :

Delpire Laurent ; Grimaud Romain (mise en forme)

Date d’enquête :

1997

Historique

Commentaire historique :
La vigie de la Romaine est un site très ancien de la commune du Croisic. Point le plus élevé de la presqu'île, il a de tout temps été un lieu d'observation, de signalisation et de guêt des mouvements maritimes. En 1744 est édifié un austère corps de garde par le duc d'Aiguillon, gouverneur de Bretagne. À usage de sémaphore jusqu'au milieu du XIXe siècle, il est ensuite désaffecté par les services maritimes puis le local, en ruine, est vendu à un particulier en 1883. En 1930, un architecte nantais, André Chauvet, qui travaille également à La Baule, rachète le vieux corps de garde et le réhabilite. En 1943, l'armée allemande détruit complètement l'habitation principale pour y installer un radar. Mais le propriétaire décide au sortir de la guerre d'opérer une reconstruction de la vigie. Les bâtiments visibles aujourd'hui sont issus de cette campagne de construction.
Auteur Historique :

Chauvet André (architecte)

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

Ce bâtiment reprend un modèle courant sur les côtes françaises : plan rectangulaire avec toiture en pierre et pièce intérieure voûtée, à l'épreuve d'éventuels bombardements. Le corps de garde est utilisé principalement comme sémaphore pour les signaux diurnes et nocturnes jusqu'au milieu du XIXe siècle. En 1930, André Chauvet propose une reconstitution aléatoire avec en particulier une tour de guêt surmontée d'un dôme et accessible par un escalier extérieur. Il construit par ailleurs en fond de parcelle avec accès sur le chemin vicinal voisin, un garage et des annexes à la physionomie très particulière évoquant presque un pavillon asiatique. La propriété est entourée de murs appareillés et l'accès principal est signalé un porche monumental significatif. À un extérieur très austère et un point de vue exceptionnel s'ajoute un intérieur très réfléchi du fait de son exigüité. La décoration intérieure est de caractère breton et composée de mobilier local. Un plafond à caissons surmonte une haute cheminée en granite sculptée. Après la guerre, André Chauvet décide de reconstruire la Vigie, mais malheureusement celle-ci ne retrouve pas son cachet initial. Une orientation différente et une maçonnerie de moellons hourdis au ciment rendent le nouveau bâtiment peu attrayant même si la physionomie générale est conservée. L'intérieur conçu en 1930 n'existe plus et n'a pas été rétabli. La Vigie de la Romaine reste pour autant un des bâtiments les plus fantasques et originaux du territoire étudié.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

ardoise

Matériau(x) de couverture :

ardoise

Type de couverture :

pignon découvert ; dôme ; toit à longs pans

Partie de plan :

plan massé

Vaisseaux et étages :

en rez-de-chaussée

Localisation

Département :

44

Aire d'étude :

Villégiature balnéaire en Loire-Atlantique

Commune :

Croisic (Le)

Adresse :

Pierre-Longue

Rue :

Pierre-Longue

Latitude :

47,28926516 X

Longitude :

-2,53545432 Y

Intérêt et protection

Situation juridique :

propriété privée