Hôtel dit maison canoniale Saint-Michel

Angers intra-muros

Références

Auteur :

Letellier-d'Espinose Dominique ; Biguet Olivier

Date d’enquête :

1990

Commanditaire :

Région Pays de la Loire/Service du Patrimoine / Ville d'Angers - Service Patrimoine Historique, Inventaire.

Historique

Commentaire historique :
La maison canoniale Saint-Michel, dans la Cité épiscopale, est attestée dès le XVe siècle sous ce nom. Le corps principal remonte au XIVe siècle, d'après deux grandes fenêtres en arc brisé (avec restes de remplage en bouchage), dégagées en 1992 au 1er étage de la façade ouest, sur jardin. Un petit corps en retour au nord-est, contre le rempart gallo-romain de la Cité, semble appartenir à la conception initiale de la demeure ; de même qu'un escalier en vis, aménagé dans l'épaisseur des murs à la charnière des deux parties. Dans le courant du XVe siècle, la demeure est remaniée. Les grandes baies ouest à remplage sont remplacées par de hautes fenêtres rectangulaires ; côté rempart, les étroites fenêtres pourraient dater de cette période, de même qu'une cheminée, fortement restaurée dans la chambre du 1er étage de l'aile secondaire. Dans le 1er quart du XVIe siècle, cette pièce (oratoire ?) est décorée de fresques, dont une Mort de la Vierge, encore partiellement visible au début du XXe siècle ; seuls quelques motifs ornementaux garnissent aujourd'hui l'embrasure d'une ancienne porte. Au XVIIIe siècle vraisemblablement, la maison est à nouveau fortement transformée : une cour constituée par l'équerre des constructions médiévales disparaît au profit de pièces d'habitation (partie en tuffeau de l'actuelle élévation d'entrée au sud). Cette extension s'accompagne d'une reprise de distribution (notamment un nouvel escalier accessible depuis un couloir central) ; les niveaux eux-mêmes sont apparemment modifiés et les ouvertures du grand corps de logis, refaites. A l'époque révolutionnaire, la propriété est réduite par l'élargissement et la régularisation de la montée Saint-Maurice menant à la cathédrale. Dans la 2e moitié du XIXe siècle, la demeure fait l'objet d'un retraitement extérieur et intérieur dans un style néo-gothique, avec élargissement du couloir d'entrée et reconstruction de l'escalier. Les remaniements intérieurs sont entrepris dans le 3e quart du XXe siècle (indépendance des niveaux, en copropriété). Intervenues dans le courant des années 1980-1990, les restaurations extérieures ont permis la mise au jour des éléments archéologiques de la façade ouest, en 1992.
Datation des campagnes principales de construction :

Moyen Age;15e siècle;18e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

L'édifice présentait à l'origine un plan en équerre bordant une petite cour d'entrée (?) dans l'angle antérieur droit (sud-est) de la parcelle : un grand corps de logis contenant la salle au premier étage éclairée par de vastes baies à arc brisé à remplage et une aile secondaire comportant la chambre. Au revers nord, le logis s'appuie sur le rempart gallo-romain. Aujourd'hui, un petit espace libre précède la demeure, qui présente un plan massé lié au remplissage de la cour ; un jardin se développe devant la façade ouest. Le gros-oeuvre est en moellon de schiste, à l'exception de la partie droite - en tuffeau - de l'actuelle façade d'entrée, correspondant à l'extension sur cour. L'édifice est à un étage carré et étage de comble, sur deux niveaux de sous-sol. Les couvertures sont à longs pans, reliées par des noues ; l'extension sur la petite cour antérieure est en appentis. Les pignons sont aujourd'hui couverts, à l'exception d'un rampant du pignon nord du grand corps. Le seul escalier ancien est une vis dans-oeuvre en maçonnerie, aménagée dans l'épaisseur du mur postérieur, à la jonction des deux parties de la maison canoniale. Les autres escaliers, récents, sont également dans-oeuvre, en charpente, l'un en équerre, l'autre tournant à retours sans jour. Un escalier extérieur en pierre permet d'accéder au premier étage. Les deux niveaux de sous-sol se trouvent sous le corps principal, voûtés en schiste, en berceau segmentaire (sous-sol supérieur) et en berceau en anse-de-panier (sous-sol inférieur) ; une sortie sur la montée Saint-Maurice depuis la cave inférieure est constituée d'un passage voûté en berceau segmentaire rampant en tuffeau.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

schiste ; moellon sans chaîne en pierre de taille ; enduit ; tuffeau ; moyen appareil ; appareil mixte

Matériau(x) de couverture :

ardoise

Type de couverture :

toit à longs pans ; appentis ; noue ; pignon découvert ; pignon couvert

Vaisseaux et étages :

2 étages de sous-sol ; 1 étage carré ; étage de comble

Type et nature du couvrement :

voûte en berceau segmentaire ; voûte en berceau en anse-de-panier

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier en équerre, en charpente

État de conservation :

restauré

Localisation

Département :

49

Aire d'étude :

Angers intra-muros

Commune :

Angers

Lieu :

Centre-ville (quartier)

Adresse :

Parvis-Saint-Maurice

Rue :

Parvis-Saint-Maurice

Latitude :

47,47150388 X

Longitude :

-0,55603730 Y

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre :

à signaler élévation ; fenêtre

Situation juridique :

propriété privée