Couvent de carmélites déchaussées

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2006

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Le carmel de Luçon est une fondation du carmel de Nantes, en 1847, due à l'initiative de Monseigneur Baillès, évêque de Luçon. Le couvent a été édifié à partir de 1850 par deux architectes, le père jésuite Magloire Tournesac et son disciple Alfred Tessier. L'emplacement correspond à l'enclos de l'ancien couvent de l'Union chrétienne, vendu comme bien national à la Révolution et détruit peu après, à l'exception de deux bâtiments portant les dates 1730 et 1750. Auparavant, l'ensemble appartenait au curé de Luçon, Joseph Baudoin. Selon les archives du carmel, il passa un contrat de vente sous seing privé avec Mgr Baillès, le 7 janvier 1847 ; les matrices cadastrales signalent la mutation en 1848. Les nouveaux propriétaires sont en fait deux carmélites, la prieure Marie Angélique Anaïs Des Brosses et Françoise Rosalie Maisonneuve, ainsi que l'abbé Henri-Victor de Lespinay. En vue de la construction du couvent, un premier projet est esquissé par le père Tournesac vers 1850 ; il est annoté par la prieure, en religion soeur Marie de Saint-Pierre, comme ce sera le cas des documents ultérieurs. Dans l'ensemble, ces plans sont assez comparables à ceux qui seront exécutés. Le véritable projet, approuvé par l'évêque de Luçon, est signé par le père Tournesac et Alfred Tessier le 20 mai 1851. Un dernier état de ce projet suivra de peu. Les travaux - conduits par l'abbé Pierre Barillaud comme le montrent les annotations de certains plans - commenceront assez rapidement. Par les matrices cadastrales, nous savons que l'église est achevée en 1856 et que les bâtiments conventuels le sont en 1858. Par la suite, on note des travaux d'entretien et certains aménagements. En 1910, les galeries du cloître sont fermées. En 1996-1997, l'église est restaurée par l'architecte Boufflet : les voûtes en briques sont remplacées par des lambris de couvrement et le choeur des religieuses est pourvu de verrières par Les compagnons du Vitrail (Lozère). Pour rappeler cette campagne de travaux, les armes du Carmel, l'inscription Carmel de Luçon et les dates 1996-1997 sont portées sur la façade de l'église. En 1998, ce sont les bâtiments de 1730 et 1750 qui sont en grande partie refaits. Enfin, actuellement se poursuit une importante campagne de rénovation du carmel.
Datation des campagnes principales de construction :

2e moitié 19e siècle;19e siècle;2e moitié 20e siècle;20e siècle

Auteur Historique :

Tournesac, Magloire (architecte) ; Tessier, Alfred (architecte) ; Barillaud, Pierre (conducteur de travaux)

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

Le carmel est construit en moellons de calcaire, le plus souvent enduits. Les couvertures sont en ardoises, sauf celles des bâtiments les plus à l'ouest, qui sont en tuiles creuses ; la plupart des toits sont à longs pans. L'ensemble du couvent est de plan symétrique. Les bâtiments se répartissent autour de plusieurs cours. La cour nord est la cour d'entrée ; à l'est, s'élève l'église, à laquelle on accède par un escalier extérieur en pierre. Deux petites cours séparent la cour d'entrée de la grande cour sud, autour de laquelle s'élèvent les quatre bâtiments principaux, pourvus de galeries à arcades au rez-de-chaussée. Ces bâtiments ont un étage ; seul le bâtiment sud, donnant sur le jardin, possède un rez-de-chaussée surélevé, auquel on accède du jardin par un escalier droit en pierre. Quant aux escaliers intérieurs, ils sont en bois. L'église est surélevée, la nef se situant au niveau de l'étage des bâtiments conventuels ; elle est de plan allongé à une seule nef, le choeur des religieuses disposé perpendiculairement au choeur. Sous le choeur, se trouve une crypte non entérrée ; elle est voûtée d'arêtes, comme le couloir qui y mène. A l'origine, la nef et le choeur des religieuses étaient voûtés en berceau brisé, le choeur couvert de voûtes d'arêtes ; ces voûtes, qui étaient en brique, ont été remplacées par des lambris de couvrement ; seule, la voûte d'ogives de la chapelle Saint-Joseph a été conservée.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; moellon ; enduit partiel

Matériau(x) de couverture :

ardoise ; tuile creuse

Type de couverture :

toit à longs pans ; noue ; toit en pavillon ; toit polygonal ; croupe polygonale

Partie de plan :

plan symétrique ; plan allongé

Vaisseaux et étages :

1 vaisseau ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré

Type et nature du couvrement :

voûte d'arêtes ; voûte en berceau brisé ; voûte d'ogives ; lambris de couvrement

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier hors-oeuvre, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre, en charpente

État de conservation :

restauré

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Union-Chrétienne

Rue :

Union-Chrétienne

Latitude :

46,45225959 X

Longitude :

-1,16843902 Y

Intérêt et protection

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AD Vendée. 3 P 1413 : Matrices du cadastre de 1845, en particulier le Registre présentant les augmentations et diminutions survenues dans la contenance et les revenus portés sur les matrices cadastrales. - En 1859 pour la parcelle F 332 : mention de nouvelle construction de chapelle, achevée en 1856, pour les carmélites Des Brosses et Maisonneuve, l'impôt foncier étant de 150 francs. - En 1861 pour la parcelle F 334 : mention de nouvelle construction de maison, achevée en 1858, pour les carmélites Des Brosses et Maisonneuve, l'impôt étant de 1000 francs.;Archives privées : Renseignements en provenant, procurés par soeur Thérèse-Myriam.