Hôtel Vasleau du Rivage, puis Maynard de la Claye

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2007

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Cette demeure est l'une des plus anciennes de Luçon et l'une des plus remarquables sur le plan stylistique. A la fin du XVIIIe siècle, elle était connue sous les noms de Vasleau du Rivage, puis de Maynard de la Claye, deux familles alliées ; en revanche, on ignore à quelles familles elle appartenait auparavant, en particulier quels sont les commanditaires des principales campagnes de construction, au XVe et au XVIIe siècle. A la Révolution, elle n'a pas été vendue comme bien national et lors de la levée du cadastre de 1816, elle appartient toujours à la famille Maynard de la Claye. Sous l'Ancien Régime, elle ressortissait du fief de l'évêque. Malgré l'absence de pièces d'archives attestant les campagnes de construction, l'analyse stylistique permet de reconstituer l'histoire de la demeure. Une première demeure en L, à l'ouest et au nord de la cour antérieure actuelle, a été édifiée au cours de la seconde moitié du XVe siècle. Elle était desservie par un escalier en vis demi-hors-oeuvre, actuellement très endommagé, placé dans l'angle des deux ailes ; quant au remarquable sous-sol voûté d'ogives, creusé sous le bâtiment ouest, il existe toujours. Ce logis était probablement pourvu d'une aile de communs du côté sud, à l'emplacement de l'aile du XVIIe siècle ; il en subsiste le sous-sol voûté en berceau brisé. Il semble que la demeure a été partiellement ruinée pendant les guerres de Religion, les parties hautes de l'escalier et des deux corps de bâtiment fortement dégradées. Ceci explique la réfection de l'ensemble et la construction de l'aile sud avec un escalier en pierre remarquable au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, l'hôtel présentant désormais un plan en U. Lors de cette campagne, les bâtiments anciens ont été pourvus d'une corniche identique à celle de la nouvelle aile et l'aile nord a été prolongée vers l'est. Par la suite, on note seulement la construction de dépendances artisanales (hangar et scierie mécanique du côté ouest) par Samuel Labbé, en 1867 ; dans l'hôtel proprement dit, on note des travaux de décoration sculptée par l'artiste Albert Deman, vers 1948. Selon Léon II Ballereau, la cheminée placée dans la salle-à-manger de l'hôpital, lors des travaux de la 2e moitié du XIXe siècle, provient de cette maison (voir le dossier IM85000279 sur la cheminée de l'hôpital, où la pertinence de cette provenance est analysée et attestée).
Datation des campagnes principales de construction :

2e moitié 15e siècle;15e siècle;2e moitié 17e siècle;17e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; pierre de taille

Matériau(x) de couverture :

tuile creuse

Type de couverture :

toit à longs pans ; croupe

Partie de plan :

plan régulier en L ; plan symétrique en U

Vaisseaux et étages :

sous-sol ; 1 étage carré

Type et nature du couvrement :

voûte en berceau brisé ; voûte d'ogives

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie

État de conservation :

restauré

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Port

Rue :

Port

Latitude :

46,45166387 X

Longitude :

-1,16801526 Y

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre :

à signaler escalier ; sous-sol

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AD Vendée. 3 P 1413 : Matrices du cadastre de 1845, en particulier le Registre présentant les augmentations et diminutions survenues dans la contenance et les revenus portés sur les matrices cadastrales. - En 1871 pour la parcelle F 341 : mention de construction achevée en 1868, sans nom de propriétaire (impôt foncier de 20 francs). - En 1878 pour la parcelle F 341 : mention d'augmentation de construction de hangar et scierie mécanique pour Samuel Labbé, achevée en 1867 (impôt foncier passant de 20 à 100 francs).