Hôtel Rorthais de Monbail, puis Rorthais de Marmande

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2007

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Cet hôtel est connu sous le nom de Rorthais de Marmande, du nom de la famille qui le possédait à la fin du XVIIIe siècle. Le commanditaire est Pierre Daniel Rorthais de Monbail, qui céda la demeure aux Rorthais de Marmande en 1783, après l'avoir réédifiée, comme l'attestent deux dates portées : 1776 sur le fronton de la façade, 1778 sur les boiseries du salon. Selon la copie d'un acte de vente (communiquée par l'actuelle propriétaire), la demeure avait été léguée en 1774 par Marie Charlotte Guinebaud de la Millière, dite fille à l'hôpital, à Pierre Daniel Rorthais de Monbail ; ce dernier est donc sans ambiguïté le constructeur de l'hôtel, peu après en avoir hérité. Sous l'Ancien Régime, d'après l'acte de1783, la propriété ressortissait du fief de l'évêque. A la Révolution, l'hôtel et son mobilier ont été vendus comme bien national provenant de l'émigré Rorthais de Marmande ; le mobilier a été vendu en février 1794, l'hôtel en 1798 à Jean Cantin. D'après les matrices des cadastres de 1816 et 1845, l'hôtel appartient, à ces deux dates, à la famille de Chantreau. La demeure décrite dans le procès-verbal de 1795 correspond assez bien à la demeure actuelle, à quelques éléments près. D'une part, le texte mentionne deux escaliers, l'un en pierre, l'autre en bois ; celui en bois existe toujours, mais celui en pierre - sans aucun doute celui de la demeure précédant celle du XVIIIe siècle - a été muré. D'autre part, l'hôtel possédait des communs importants au XVIIIe siècle ; une partie de leur superficie se trouve aujourd'hui incluse dans des chais aménagés vers 1920. Quant à l'écurie, elle se trouvait en face, au n° 3 de la rue Alexis-Vinçonneau. Quelques détails architecturaux méritent d'être soulignés. Tout d'abord, l'inscription P GEAY M 1778 sur les boiseries du salon à gauche de l'entrée. Ensuite, la présence au sous-sol d'une colonne en pierre, mise pour soutenir la voûte en berceau ; on en ignore la provenance, mais il ne s'agit pas de la chapelle Sainte-Marguerite toute proche, détruite en 1785, qui n'avait pas de colonnes. Enfin, les armoiries du fronton de la façade sur cour ne datent que de 1992 ; elles sont celles de la famille Guillebot, sans rapport avec l'histoire de la demeure.
Datation des campagnes principales de construction :

2e moitié 18e siècle;18e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; moellon ; enduit

Matériau(x) de couverture :

tuile creuse

Type de couverture :

toit à longs pans ; croupe

Vaisseaux et étages :

sous-sol ; 1 étage carré

Type et nature du couvrement :

voûte en berceau

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente

État de conservation :

restauré

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Alexis-Vinçonneau

Rue :

Alexis-Vinçonneau

Latitude :

46,45255070 X

Longitude :

-1,16982116 Y

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre :

à signaler

Date(s) et nature de la protection :

2010/12/02 : inscrit MH partiellement

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

Archives privées : Copies d'actes de vente de l'hôtel (sans leurs cotes) : le 31 décembre 1749 (vente par la famille Cornu au chanoine Michel de Lestrange), le 26 janvier 1759 (vente par Michel de Lestrange à Marie-Charlotte Guinebaud de la Millière) et 1774 (legs par Marie-Charlotte Guinebaud de la Millière à Pierre Daniel Rorthais de Monbail).;AD Vendée. 3 E 49/125 (étude Chauveau) : Acte de vente de l'hôtel, par Daniel Pierre Rorthais de Monbail à Gilbert Alexandre Rorthais de Marmande et ses soeurs, le 14 juin 1783.;AD Vendée. 3 E 48/14 (étude Charrier) : Acte de vente du mobilier de l'hôtel, comme bien national provenant du sieur Rorthais de Marmande, émigré, le 22 frimaire an III (12 décembre 1794). Le montant de la vente s'élève à 22115 livres.;AD Vendée. 1 Q 200 : Procès-verbal d'estimation de l'hôtel en vue de sa vente comme bien national, le 20 thermidor an III (7 août 1795).;AD Vendée. 1 Q 200 : Procès-verbal d'estimation de l'hôtel en vue de sa vente comme bien national, le 9 nivôse an VI (29 décembre 1797).;AD Vendée. 1 Q 247, n° 180 : Acte d'adjudication de l'hôtel, vendu comme bien national, le 13 pluviôse an VI et jours suivants (1er février 1798), à Jean Cantin.