Hôtel Morais de Cerizay

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2007

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Cet hôtel est connu sous l'appellation de Morais de Cerizay, du nom de la famille qui le possédait au XVIIIe siècle, du moins en 1770, comme l'atteste un document cité en référence ; en outre, le contrat de mariage de Melle Morais de Cerizay avec de Mr de la Fontenelle de Vaudoré est passé dans la demeure en 1776. Sous l'Ancien Régime, l'hôtel ressortissait du fief de l'évêque. En l'absence de marché, on serait tenté de dater la construction de l'hôtel du 2e quart ou du milieu du XVIIIe siècle. Il reste peu de choses de la demeure précédente si ce n'est, d'une part une partie des communs dont le sous-sol voûté en berceau, d'autre part un évier sous arcade dans la cour, au niveau de l'escalier, incompréhensible dans l'hôtel du XVIIIe. A la Révolution, l'hôtel est estimé en vue de sa vente comme bien national provenant de la dame Sochet, veuve Morais Cerizay ; cependant, la vente est suspendue et l'hôtel est affecté au logement des troupes pendant les guerres de Vendée. Au XIXe siècle, on note la réfection des salons avec des cheminées en marbre. Enfin, les communs sont remaniés, ceux à l'ouest en particulier, rehaussés et pourvus d'une corniche en prolongement de celle de l'hôtel. Notons enfin que les parcelles AP 463 et 235 actuelles étaient autrefois des jardins faisant partie de la propriété.
Datation des campagnes principales de construction :

1ère moitié 18e siècle;18e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

L'hôtel proprement dit donne directement sur la place. Il se compose de trois corps de bâtiment disposés en U, l'escalier d'honneur étant placé dans l'aile ouest. Cette dernière est prolongée par un bâtiment de communs (chambres de domestiques, écurie et fenil, cave etc au XVIIIe siècle) remanié et rehaussé ultérieurement ; l'aile est est prolongée par des constructions basses. Les actuelles parcelles AP 463 et 235, faisant partie de l'ancien jardin de l'hôtel, en sont aujourd'hui dissociées et abritent des maisons. A gauche de la descente de cave, une pierre provenant de la maison canoniale du Pain des Messes, 6-8, rue Henry-Renaud, a été remployée.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; moellon ; enduit

Matériau(x) de couverture :

tuile creuse

Type de couverture :

toit à longs pans ; toit à un pan ; croupe

Partie de plan :

plan régulier en U

Vaisseaux et étages :

sous-sol ; 1 étage carré

Type et nature du couvrement :

voûte en berceau

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie

État de conservation :

restauré

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Leclerc

Rue :

Leclerc

Latitude :

46,45325194 X

Longitude :

-1,16803623 Y

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre :

à signaler escalier

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AD Vendée. 2 G 26 : Extrait du registre des délibérations du chapitre, le 27 avril 1770 : le chanoine Proust de la Barre fait un mur mitoyen avec la maison de Mr Serizay de la Guionnière, car il rénove sa maison.;AD Vendée. 3 E 48/7 (étude Charrier) : Contrat de mariage de la delle Morais de Cerizay et de Mr de la Fontenelle de Vaudoré, passé dans la demeure, le 5 février 1776.;AD Vendée. 1 Q 200 : Procès-verbal d'estimation de l'hôtel en vue de sa vente comme bien national, le 5 nivôse an VI (25 décembre 1797).;AD Vendée. 3 E 48/24 (étude Charrier) : Acte de vente de l'hôtel par les héritiers de la dame Sochet des Touches, veuve Morais de Cerizay, à Pierre Parenteau, le 1er juin 1808.