Maison

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2008

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
D'après la date gravée sur le portail, qui semble d'origine, cette maison a été construite en 1612 ; les conclusions de l'analyse stylistique ne remettent pas en cause cette datation. Quant au commanditaire, un acte de 1633 concernant une maison canoniale contiguë, laisse supposer qu'il s'agit de Bastien Richou. Les deux maisons voisines de la maison canoniale sont alors celle de feu Jean Petit et celle des filles de feu Bastien Richou. La maison Petit étant attestée par les archives des capucins comme étant à l'ouest de la maison canoniale, la maison de 1612 (à l'est de cette dernière) est donc la maison Richou. La simple observation montre qu'au XIXe siècle, des travaux de réfection sont entrepris, apparemment vers le milieu du siècle. Il semble que les parties hautes aient été modifiées lors de cette campagne et que, côté rue et côté cour, des corniches continues aient remplacé les lucarnes passantes d'origine ; en outre, la travée de baies la plus à l'ouest côté rue a été remplacée par des nouvelles travées non moulurées. Intérieurement, on note un nouvel escalier et de nouvelles cheminées, dont une à décor en stuc. Nous savons qu'en 1824 la demeure est acquise par le vicaire général Louis-Auguste de Chantreau, qu'au milieu du siècle elle appartient au vicaire général Pierre-Marie Daniel-Lacombe, puis au chanoine Bourbon ; le commanditaire de ces travaux est vraisemblablement l'un de ces deux derniers ecclésiastiques. Sous l'Ancien Régime, la demeure ressortissait du fief de l'évêque. A la Révolution, elle abrite l'état-major républicain ; le sous-sol sert de prison et c'est vraisemblablement à un captif que l'on doit les sujets religieux qui y sont sculptés. Contrairement à ce qu'affirme Léon Ballereau, cette maison est sans rapport avec la maison de la Souche, acquise par Richelieu en 1612 pour y installer le premier séminaire du diocèse - cette dernière étant située à l'emplacement des actuels 5-7, rue Clemenceau.
Datation des campagnes principales de construction :

1ère moitié 17e siècle;17e siècle;2e moitié 19e siècle;19e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

La façade sur rue et le mur pignon sont en pierre de taille, la façade sur cour et celle des communs sont en moellon enduit.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; pierre de taille ; moellon ; enduit

Matériau(x) de couverture :

tuile creuse

Type de couverture :

toit à longs pans

Vaisseaux et étages :

sous-sol ; 1 étage carré

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Hôtel-de-Ville

Rue :

Hôtel-de-Ville

Latitude :

46,45635689 X

Longitude :

-1,16747259 Y

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre :

à signaler

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AD Vendée. 2 G 15 : Acte de 1633 concernant la maison canoniale voisine. Les confronts de la maison canoniale sont, d'une part la maison des filles de feu Bastien Richou, d'autre part celle de feu Jean Petit.;AD Vendée. 3 E 49/5 (étude Bourdeau) : Procès-verbal de l'expertise de la maison voisine, le 22 juillet 1681. Par ce document, nous savons que la maison appartenait alors à Carré et, précédemment, à des Fontenelles Migaud.