Évêché

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2008

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Depuis la création de l'évêché de Luçon en 1317, le palais épiscopal occupe les bâtiments conventuels de l'ancienne abbaye bénédictine Notre-Dame. Des bâtiments abbatiaux, ne subsistent aujourd'hui qu'une partie de la salle capitulaire, datable du XIIIe siècle, les épais murs du bâtiment est, réutilisés dans les constructions postérieures, et le mur nord du bâtiment longeant la galerie sud du cloître, où se trouvait le réfectoire des religieux. Nous possédons des représentations du réfectoire avant les travaux de Juste Lisch vers 1860 : un plan de l'évêché montre, à cet endroit, une longue salle divisée en deux vaisseaux par sept supports ; l'élévation de l'aile sud montre le bâtiment en ruine et muni de contreforts. Si l'on compare le plan actuel du palais avec les plans de 1704, 1816 et 1845, on constate que dans les trois documents anciens la disposition générale des bâtiments diffère de l'actuelle. Outre la position de l'entrée principale et de la conciergerie, autrefois au nord et aujourd'hui à l'ouest, la différence essentielle consiste en la présence de constructions au sud et à l'est d'une cour d'honneur située en avant de l'aile est ; on serait tenté de penser que cet ensemble a été édifié suite à la création de l'évêché en 1317, mais rien ne permet de l'affirmer. De ces bâtiments où se trouvaient le logement des hôtes, l'appartement d'honneur et le pavillon du secrétariat, seul subsiste ce dernier, abritant aujourd'hui les archives diocésaines ; sa construction remonte au XVe siècle, comme l'attestent une fenêtre de la façade ouest et la cheminée des combles, mais le sous-sol daterait plutôt du XIVe siècle. Quant au bâtiment au sud de la cour, aujourd'hui détruit mais visible sur l'élévation de Lisch avant travaux, il semble dater du XVIe siècle. Certains pensaient que Richelieu y avait logé pendant les travaux de l'aile est et, au milieu du XIXe siècle, sa destruction suscita une polémique. De nombreux textes relatent les dégâts causés à l'ensemble cathédral pendant les guerres de Religion, au point que Richelieu ne pouvait loger à l'évêché lorsqu'il fut nommé évêque de Luçon en 1608. Nous savons qu'il entreprit d'importants travaux, en premier lieu la reconstruction de l'aile est, frappée de ses armoiries. Suite aux dégradations dues au passage des troupes de Soubise en 1622, son successeur, Mgr de Bragelogne, dut entreprendre de nouveaux travaux dont nous ignorons la teneur. Vu les destructions et reconstructions ultérieures, il est assez difficile d'imaginer l'évêché rebâti par Richelieu et ses successeurs immédiats mais, en 1669, le grand architecte Claude Perrault évoque un logis fort bien bâti ayant plusieurs appartements, grandes salles, grand escalier, le tout fort bien meublé. Enfin - toujours en ce qui concerne les entreprises du XVIIe siècle - l'analyse stylistique montre que l'actuel pavillon des archives fut en partie refait à cette période ; la disposition d'origine que nous supposons (escalier en vis hors-œuvre, charpente du XVe siècle, murs pignons et toit à longs pans) fut remplacée par l'actuelle (escalier intérieur, charpente de type classique, toiture à croupes et construction du passage voûté reliant le pavillon à la cathédrale). Ce sont deux sinistres survenus à la fin du XVIIe siècle et au milieu du XVIIIe qui amenèrent les prélats à entreprendre de nouveaux travaux. Ainsi, en 1696, les voûtes de la cuisine aménagée par Richelieu dans une partie de la salle capitulaire, s'effondrent ; l'année suivante, Mgr de Barillon remplacera les voûtes d'ogives détruites par des voûtes d'arêtes, dont une portant la date 1697 et ses armoiries. Un demi-siècle plus tard, un important incendie entraînera la reconstruction de l'aile est mais, dès 1743, la réfection de nouveaux appartements par l'entrepreneur Clément Sapin est attestée ; il s'agit de la partie est de l'aile sud, figurant sur l'élévation de Lisch avant les travaux de 1860. Quant à l'incendie de 1753, ses conséquences furent capitales puisqu'il ruina la chapelle, un vaste bâtiment et les appartements dits de la grosse tour, c'est-à-dire l'ensemble de l'aile est, reconstruite par Richelieu au siècle précédent. L'expertise des travaux en cours concluera, en 1759, à la nécessité d'une campagne radicale et non à de simples réparations. L'expertise pratiquée deux ans plus tard, lors de la réception des travaux réalisés par l'entrepreneur luçonnais François Pierre Tapon, atteste une reconstruction quasi totale, notamment celle de la façade - en pierre de taille avec ordres d'architecture - et celle de l'escalier d'honneur, en pierre avec une rampe en fer forgé ; de même, la distribution de l'étage est entièrement revue. De la Révolution à l'arrivée de Mgr Soyer en 1821, les bâtiments connaissent diverses affectations - services municipaux, collège, séminaire. Pour loger décemment le nouvel évêque, des réparations et des aménagements sont immédiatement entrepris ; c'est alors, vers 1824, que furent entièrement reconstruites les dépendances (remises, écuries, orangerie etc.) par l'entrepreneur fontenaisien Babin, d'après les plans de l'architecte départemental Delépine. Sous l'épiscopat de Mgr Baillès (1845-1856), de nouveaux aménagements seront réalisés, mais la véritable campagne de rénovation de l'évêché débutera sous l'épiscopat de Mgr Delamare (1856-1861) et se déroulera de 1858 à 1863. L'auteur du projet est l'architecte diocésain Juste Lisch et l'adjudicataire l'entrepreneur luçonnais Gauffriau. Le projet de Lisch, tel qu'il fut réalisé, peut être résumé de cette manière : destruction des bâtiments au sud et à l'est de la cour d'honneur, à l'exception du pavillon des archives ; reconstruction complète du bâtiment au sud du cloître (ancien réfectoire, servant alors de bûcher), entièrement ruiné ; nouvelle reconstruction de l'aile est, après celles du XVIIe et du XVIIIe siècle ; reprise du bâtiment du XVIIIe siècle, situé au sud de l'aile est, entre l'ancien réfectoire et le bâtiment du XVIe siècle détruit ; aménagement d'une nouvelle entrée d'honneur rue du Port, suite à la démolition de la psalette. Dans son projet initial, Lisch envisageait également la construction d'une chapelle à l'emplacement du pavillon du XVIe siècle, mais elle ne fut pas réalisée. De même, l'escalier d'honneur, en pierre, de l'aile est devait être conservé, alors qu'il fut remplacé par un escalier en charpente. Parallèlement à ces réalisations, il faut mentionner les travaux de Lisch concernant le cloître (étudiés dans le dossier qui lui est consacré), c'est-à-dire la réfection de son aile ouest à partir de 1858 et la construction d'une bibliothèque au-dessus de la galerie est vers 1874. Après cette vaste campagne, on note seulement des réalisations annexes. Ainsi, suite à la cession de la conciergerie à la Ville, en 1897, pour y construire la poste, une nouvelle entrée est aménagée plus en retrait, impasse des Vieilles-Prisons. Enfin, vers 1930, un pavillon est édifié pour les concierges près de l'entrée principale, par l'architecte luçonnais Léon II Ballereau.
Datation des campagnes principales de construction :

Moyen Age;Moyen Age;15e siècle;16e siècle;17e siècle;1ère moitié 18e siècle;18e siècle;2e moitié 18e siècle;18e siècle;1ère moitié 19e siècle;19e siècle;2e moitié 19e siècle;19e siècle;1ère moitié 20e siècle;20e siècle

Auteur Historique :

Sapin, Clément (entrepreneur) ; Tapon, François Pierre (entrepreneur) ; Cardin, Pierre (entrepreneur) ; Delépine (architecte) ; Babin (entrepreneur) ; Lisch, Juste (architecte diocésain) ; Gauffriau, Louis (entrepreneur) ; Ballereau, Léon II (architecte)

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

Actuellement, l'évêché se compose de deux bâtiments accolés aux galeries sud et est du cloître, d'un pavillon près du chevet de la cathédrale, de communs au nord et à l'est du jardin potager, d'une orangerie au sud. Les constructions sont pierre de taille calcaire pour l'aile est, la partie ouest de l'aile sud, les trois tourelles, l'orangerie et, partiellement, le pavillon des archives ; elles sont en moellon enduit pour la partie est de l'aile sud et pour les communs. L'ensemble est couvert d'ardoises, sauf les communs qui le sont de tuiles creuses. Les élévations sont ordonnancées, sauf celles du bâtiment des archives, très reprises. Les deux ailes possèdent un seul étage carré et, l'aile sud seulement, un étage de comble ; ces étages sont desservis par un escalier en vis en maçonnerie situé à l'ouest du bâtiment sud, et deux escaliers tournants en charpente situés dans chacune des ailes. Un sous-sol voûté en berceau se trouve sous l'aile est ; au rez-de-chaussée de cette aile se trouve l'ancienne salle capitulaire voûtée d'ogives et une cuisine voûtée d'arêtes ; à l'étage, se trouve la chapelle de l'évêque, couverte de fausses voûtes. Quant au bâtiment des archives, il possède deux étages et un étage de comble, sur un sous-sol à demi-enterré voûté en berceau brisé ; les étages sont desservis par un escalier tournant en maçonnerie.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; pierre de taille ; moellon ; enduit

Matériau(x) de couverture :

ardoise ; tuile creuse

Type de couverture :

toit à longs pans ; pignon découvert ; croupe ; toit conique ; toit polygonal

Partie de plan :

plan régulier

Vaisseaux et étages :

sous-sol ; 2 étages carrés ; étage de comble

Type et nature du couvrement :

voûte d'ogives ; voûte d'arêtes ; voûte en berceau ; voûte en berceau brisé ; fausse voûte en berceau ; fausse voûte en cul-de-four

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente

État de conservation :

restauré

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Leclerc

Rue :

Leclerc

Latitude :

46,45397226 X

Longitude :

-1,16616883 Y

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre :

à signaler

Date(s) et nature de la protection :

1992/12/31 : inscrit MH

Situation juridique :

propriété d'une association diocésaine

Documentation

Documents d'archives :

AN. 1 AP 612 : Mention de la construction d'un dortoir par Etienne Loypeau, évêque de 1388 à 1407, car au temps des guerres les religieux n'en n'avaient plus et couchaient sur les voûtes de la cathédrale [le dortoir se trouvait dans l'aile est de l'évêché].;AD Vendée. 1 G 1 : Catalogue des évêques de Luçon de 1317 à 1699, manuscrit du chanoine Jean Brumauld de Beauregard, vicaire général de Mgr de Mercy, vers 1780. (Il existe un autre exemplaire de ce manuscrit aux Archives de l'évêché de Luçon. AAR 16). - Episcopat d'Elie Martineau (1418-1424) : mention de ses probables armoiries sur l'un des petits pavillons carrés de l'évêché, donnant sur le jardin. - Episcopat de Jean de Fleury (1431-1441) : en 1441, il lègue une somme au chapitre pour faire une bibliothèque le long du dortoir, jusqu'à la chambre de l'évêque. - Episcopat de Richelieu (1606-1623) : il rebâtit l'évêché, où ses armes se trouvent avec profusion. - Episcopat d'Aimery de Bragelogne (1623-1635) : il fait réparer l'évêché, que les troupes de Soubise avait en partie incendié, en 1622.;Médiathèque de Nantes. Fonds Dugast-Matifeux, documents antérieurs à la Révolution, liasse 166 : Apposition des scellés et inventaire des biens de Mgr Pierre Nivelle, faits à partir du 10 février 1660, suite au décès du prélat. La description, itinérante, donne des indications sur certaines pièces de l'évêché.;Médiathèque de Niort. Fonds La Fontenelle de Vaudoré, carton 31 : Extrait de la vie de Mgr de Barillon écrite de sa main. Le 22 août 1696, la voûte de la cuisine s'effondre, emportant le plancher de la grande chambre et de la salle.;AD Vendée. B supp. 27 : Procès-verbal d'expertise et de réception des travaux exécutés à l'évêché et aux autres propriétés épiscopales, dressé le 4 juin 1743 et les jours suivants par le maître charpentier luçonnais Jacques Tilleu et l'entrepreneur luçonnais Jean Claudot l'ainé. Il est question d'appartements nouvellement construits, de bâtiments du côté est du palais, en partie démolis pour en changer l'état, où l'on a fait de nouvelles portes, fenêtres, cheminées etc ; ces appartements doivent être perfectionnés par le sieur Sapin, entrepreneur chargé des travaux par un marché du 30 juillet 1738.;AN. G 8, 637, n° 14 : Le 26 mars 1753, lettre de Mgr de Verthamon aux agents généraux de clergé de France, leur faisant part de l'incendie survenu à l'évêché le 9 janvier et demandant des subsides.;AD Charente-Maritime. G 310 : Six pièces officielles datées 1756-1757, concernant l'incendie survenu à l'évêché le 9 janvier 1753 (des photocopies se trouvent aux Archives de l'évêché de Luçon, sous la cote AA 2). Ces documents laissent supposer que l'incendie est d'origine criminelle ; c'est notamment ce qu'affirme Mgr de Verthamon dans sa lettre au lieutenant criminel de Fontenay-le-Comte, le 23 août 1756. L'incendie s'est déclaré au même instant dans différentes pièces et dans la grosse tour ; la chapelle, un vaste bâtiment et les appartements de la dite tour ont été incendiés et ruinés.;AD Vendée. B supp. 35 : Procès-verbal d'expertise des travaux commencés à l'évêché, dressé le 16 août 1759 et les jours suivants par Claude Pinoteau, architecte entrepreneur de bâtiments à Poitiers, et le marchand luçonnais Michel Forestier. Les experts préconisent un parti plus radical pour les travaux de l'aile est qui a été incendiée, notamment la reconstruction de l'escalier.;AD Vendée. B supp. 36 : Procès-verbal d'expertise et de réception des travaux exécutés à l'évêché et aux autres propriétés épiscopales, dressé le 21 octobre 1761 par les entrepreneurs luçonnais Charles Révillaud et Jean Barbier. Les travaux ont été adjugés à l'entrepreneur luçonnais François Pierre Tapon ; ils sont décrits en détail pour l'aile est incendiée, reconstruite - conformément à l'expertise de 1759 - au lieu d'être seulement réparée. Ainsi, on a fait une fort belle façade, entièrement rebâtie en pierre de taille, avec ordres d'architecture ; on a revu la distribution de l'étage et reconstruit l'escalier en pierre avec une rampe en fer forgé. En outre, on a supprimé la tour qui avançait vers le jardin [en fait, la cour d'honneur] ; il s'agit de celle incendiée en 1753, représentée sur le plan de 1704, au nord de l'aile est.;AD Vendée. 3 E 36/188 (étude Millouin, à Fontenay-le-Comte) : Procès-verbal d'expertise de l'évêché et des autres propriétés épiscopales, dressé du 22 juillet au 5 août 1776 par Henry Le Tourneur fils, entrepreneur des ouvrages du Roi, vivant à La Rochelle, et Jacques Durand, entrepreneur de bâtiments à Fontenay-le-Comte.;AD Vendée. 3 E 49/53 (étude Jouanneau) : Adjudication à Pierre Cardin, entrepreneur, des réparations à faire à l'évêché et aux autres propriétés épiscopales, le 13 février 1781 ; les travaux lui ont été adjugés pour la somme de 35000 livres, la mise à prix initiale étant de 45000 livres. Il est notamment fait référence à l'expertise de 1776 et à une autre de 1778.;AD Vendée. E dépôt 128. 5 N 1 : - Le 13 août 1797, bail au rabais des travaux de couverture (plomb et ardoises) à faire à l'évêché et au pavillon du secrétariat, adjugé à Etienne Junin, couvreur à Niort, pour 890 francs ; Junin fera les couvertures de l'orangerie, relèvera les cheminées et réparera les murs écroulés près du pavillon. - Différents baux de location de parties de l'évêché : le parterre est adjugé à Desamy, le 2 mai 1797 ; la maison du portier l'est à Bellaud, le 18 juin 1797 ; les écuries, la cour devant et le terrain vague à côté où étaient des bâtiments démolis le sont à Saint-James et Savy, le 17 février 1801 ; le grenier du chapitre l'est à Garos, le 1er octobre 1803 ; la maison du portier, la cour servant de volaillerie et le cellier attenant le sont à Guillebaud, le 20 avril 1805 ; les bâtiments et le jardin (sauf le secrétariat, la grange occupée par Lapersonne, la maison du portier et les anciennes écuries) sont adjugés à Boudet, le 17 octobre 1808 ; le grenier et la grange dépendant de l'évêché le sont à Guilbaud, le 21 janvier 1810.;AN. F 21, 2512 : Le 12 août 1822, adoption sous réserves par le Conseil des Bâtiments civils, du devis de 57800 francs, pour les travaux à l'évêché.;Archives de l'évêché de Luçon. 6 L 6 : Travaux à l'évêché 1817-1929. - Le 30 juin 1824, lettre de l'architecte départemental Delépine à Mgr Soyer, concernant les travaux à l'aile donnant sur le jardin. - Le 1er août 1827, lettre de Babin, entrepreneur à Fontenay-le-Comte, à Mgr Soyer ; Babin demande à être payé pour les travaux faits, depuis 1823, aux écuries, remise, bûcher, serre [orangerie] et pour la plantation du jardin. - Le 15 octobre 1845, devis de 761 francs par l'architecte Ballereau, pour l'aménagement des appartements de l'évêque (Mgr Baillès). - Rapport non daté [1846] sur les travaux d'amélioration à faire à l'évêché ; il s'agit essentiellement d'aménagements intérieurs, ainsi que de la clôture de la cour d'honneur et de la consolidation des entrées de l'évêché. - Lettre du 12 février 1862, informant l'évêque de la destruction prochaine du pavillon Richelieu, autorisée par le ministre des Cultes. - Projet de psalette par l'architecte Auguste-Victor Loué, le 8 décembre 1877. - Le 10 octobre 1928, devis par Léon Ballereau pour la construction d'un pavillon pour les concierges, à droite de l'entrée du côté ouest.;AN. F 19, 7490 : - Avis de Mgr Soyer, le 30 octobre 1827 sur les communs récemment construits par l'entrepreneur Babin et ceux projetés par Vétault. L'évêque trouve le nouveau projet onéreux et inutile ; il préfère conserver les communs qui viennent d'être édifiés. Deux plans se trouvent sous la même cote : l'orangerie par Delépine, le 26 août 1823 et le relevé des communs, tels qu'ils ont été construits en 1824, fait par Vétault le 1er septembre 1827. - Rapport de l'architecte diocésain Juste Lisch, le 11 avril 1857, sur les travaux à faire en 1857. Selon lui, les bâtiments sont dans un état déplorable et certains doivent être réédifiés. Il évoque l'évêché construit par Richelieu (c'est-à-dire l'aile est attenant au cloître), le cloître (auquel il associe le bâtiment accolé à la galerie sud) et le vieil évêché (c'est-à-dire les bâtiments au sud et à l'est de la cour d'honneur, en avant de l'aile est). Le premier est le mieux conservé ; il a seulement besoin de réparations et de décoration intérieure. Le bâtiment au sud du cloître, dans un état de total délabrement, doit être reconstruit. Quant au vieil évêché, de peu d'intérêt et sans grande utilité, il en envisage la destruction et la réutilisation des pierres pour la construction d'une chapelle. - Rapport de Lisch, le 25 octobre 1858, sur les travaux à faire en 1859. Les travaux commencés doivent être poursuivis ; il s'agit des démolitions, des fondations et de la reconstruction partielle de l'aile est - celle-ci devant s'élever, à la fin de la campagne, à la hauteur du premier bandeau. - Rapport de Lisch, le 1er octobre 1859, sur les travaux à faire en 1860. Il envisage notamment la destruction des bâtiments autour de la cour d'honneur (secrétariat et appartements d'honneur), la reconstruction de la tour d'escalier desservant le cloître et l'évêché et celle du mur pignon de l'aile sud de l'évêché. - Lettre de Lisch au ministre des Cultes, le 1er décembre 1859, sur l'état d'avancement des travaux. Ils sont en voie d'achèvement, mais il a fallu reconstruire certaines parties au lieu de seulement les réparer ; il s'agit notamment de l'escalier d'honneur, en pierre avec palier en voûte plate, qu'on a refait en bois, avec une rampe en fer forgé. - Lettre de l'évêque au ministre des Cultes, le 11 décembre 1861, concernant le pavillon habité par Richelieu pendant la construction de l'aile est, au sud de la cour d'honneur ; il s'oppose à sa conservation, demandée par certains Luçonnais.;AD Vendée. 42 V 1 : Adjudication des travaux de restauration de l'évêché à l'entrepreneur luçonnais Louis Gauffriau, le 26 juin 1858, conformément au devis de Lisch s'élevant à 65619 francs.;AN. F 19, 7275 : Note sur les travaux réalisés par Juste Lisch de 1858 à 1863 : - Démolition du principal corps de logis et de son aile est en partie. - Installation de l'habitation de l'évêque dans l'ancien réfectoire et la galerie supérieure est du cloître (l'aile est de l'évêché, la galerie est ne possédant pas d'étage à cette date). - Aménagement du sécrétariat dans l'ancienne salle capitulaire. - Nouvelle entrée d'honneur à l'angle sud-ouest de l'évêché, rue du Port, suite à la démolition de la psalette.;AN. F 19, 7222 : Rapport de l'inspecteur général Labrouste au Conseil des Bâtiments civils, en décembre 1866. - Selon les termes du rapport, l'évêché est aujourd'hui très complet et en très bon état ; il ne reste à faire que la blbliothèque, en surélevant une galerie du cloître, mais ce projet peut être différé.;AN. F 19, 7491 : Rapport de l'architecte diocésain Deperthes, le 23 décembre 1895, concernant le raccord des toitures de la bibliothèque (sur la galerie est du cloître) et de l'évêché. La complexité des toitures entraînant de l'humidité, l'architecte propose de supprimer les versants intérieurs et de réunir les deux toits ; toutes les noues étant supprimées, l'eau s'écoulera normalement.;AD Vendée. E dépôt 128. 1 M 22 : En 1897, vente à la Ville par l'évêque de l'ancienne conciergerie et du terrain attenant, en vue de la construction de la poste.;AD Vendée. 90 V 1 : Acte passé le 19 mai 1914 dans l'étude luçonnaise Daviau, concernant la vente par la Ville à un groupe de personnes, de l'institution Richelieu et de l'évêché. L'acte comprend la description des bâtiments et leur origine de propriété.

Bibliographie :

DELHOMMEAU, Louis. L'évêché de Luçon. 303. Arts, Recherches et Créations, 2001, n° 70;DU TRESSAY, abbé. Histoire des moines et des évêques de Luçon. Paris : Lecoffre fils, 1869;HALGAND, Marie-Paule. Architecture et politique. La construction des bâtiments civils en Vendée au XIXe siècle. Thèse de doctorat d'Histoire de l'Architecture : Ecole pratique des Hautes Etudes, Paris : 2000;INGOLD, Auguste-Marie-Pierre. Luçon et Saint-Michel-en-l'Herm. In Paysages et monuments du Poitou. Tome XI. Paris : Imprimerie typographique de la Société des imprimeries réunies, 1892;LACURIE, Joseph. Excursion archéologique de Saintes à Luçon et retour, en août et septembre 1851. Bulletin monumental, 1853, tome 19;LA FONTENELLE DE VAUDORE, Armand Désiré de. Histoire du monastère et des évêques de Luçon. Fontenay-le-Comte : Gaudin fils ainé, 1847;MARIONNEAU, Charles. Une halte à Luçon. Revue de Bretagne et de Vendée, 1875, t. 15;PERRAULT, Claude. Voyage à Bordeaux. Paris : Ramsay, 2010;Procès-verbaux d'appositions de scellés et d'inventaire à l'évêché de Luçon, lors du décès de Pierre Nivelle (10-15 février 1660). Société d'Emulation de la Vendée, 1890, t. 37