Hôtel de Beaurepaire, puis Choyau

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2008

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
La demeure actuelle a été construite pour le docteur Prosper Choyau et son épouse Adelina, de 1895 à 1898, à l'emplacement de l'hôtel de Beaurepaire. Une photographie prise en 1895, non reproduite ici, montre les travaux en cours ; le monogramme AC (Adelina Choyau) est visible sur la façade est ; le monogramme PC (Prosper Choyau) et la date 1898 sont visibles sur la façade ouest. Outre l'orangerie, il subsiste en sous-sol la cour et le puits de la demeure précédente ; quant à la cheminée Louis XVI et aux trumeaux de cheminées des années 1830, ils peuvent être un remploi de l'hôtel de Beaurepaire ou avoir une provenance étrangère. En raison de sa qualité architecturale, il serait intéressant de connaître l'architecte de la demeure. La comparaison avec la maison voisine, 12 rue Millandy, construite en 1875 par Léon Ballereau père, plaiderait pour une attribution à Léon Ballereau fils, par ailleurs auteur d'un projet de cheminée pour la grande salle en 1926 ; toutefois, cette hypothèse doit être étayée. La demeure précédente - maison ou hôtel de Beaurepaire - appartenait à la famille Froment, du moins dès avant 1701 où le doyen du chapitre Antonin Froment y fait allusion dans son testament. Antérieurement, elle appartenait à la famille Orceau, qui la mit à la disposition des capucins de 1619 à 1648. Cette maison a été vendue en deux lots séparés par Gabriel Joseph de Froment, la partie nord au notaire Mariteau en 1786, la partie la plus importante (correspondant au fonds de la maison Choyau) au sénéchal Pierre Coutouly de la Vergne, en 1787. Sous l'Ancien Régime, la demeure ressortissait du fief de l'évêque. Enfin, il est intéressant de noter que sur le plan de Luçon de 1704, le jardin de Beaurepaire possède un parterre en hémicycle du côté ouest ; ce terrain, acquis avec la maison en 1787, fut vendu en 1788 par Pierre Coutouly de la Vergne à Joachim Bougy pour y édifier une maison. La datation de l'hôtel de Beaurepaire est difficile à établir, faute d'indications d'ordre stylistique dans les actes notariés, pourtant détaillés. Son plan figure sur les cadastres de 1816 et 1845 : des bâtiments en U, édifiés entre une cour donnant sur la rue et un jardin, une orangerie au nord du jardin. Quant à cette dernière, non évoquée dans les actes de la fin du XVIIIe siècle, elle a sans doute été construite par Pierre Coutouly de la Vergne peu après 1787.
Datation des campagnes principales de construction :

2e moitié 18e siècle;18e siècle;2e moitié 19e siècle;19e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

La maison est construite en calcaire, pierre de taille pour la façade sud, moellon enduit pour le reste. Elle est couverte en ardoise, d'un toit à longs pans brisés et croupe brisée (de plan massé) et d'un toit en pavillon. Elle comporte un sous-sol (vestige, en partie, de la cour de l'hôtel de Beaurepaire), un rez-de-chaussée surélevé desservi par un escalier extérieur en pierre, un étage carré et un étage de comble desservis par un escalier tournant à jour en charpente. Les communs sont construits en moellon de calcaire enduit ; leur toiture (un toit en pavillon et un toit à longs pans à croupe) est en ardoise ; l'étage est desservi par un escalier en charpente. L'orangerie est construite en calcaire, pierre de taille pour sa façade, moellon enduit pour le reste ; elle est couverte en tuile creuse, d'un toit à longs pans à croupes.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; pierre de taille ; moellon ; enduit

Matériau(x) de couverture :

ardoise ; tuile creuse

Type de couverture :

toit en pavillon ; toit à longs pans brisés ; croupe brisée ; toit à longs pans ; croupe

Vaisseaux et étages :

sous-sol ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré ; étage de comble

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier de distribution extérieur : escalier tournant, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente

État de conservation :

restauré

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Edouard-Herriot

Rue :

Edouard-Herriot

Latitude :

46,45530069 X

Longitude :

-1,16885641 Y

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre :

à signaler

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AD Dordogne. Manuscrit n° 6 : Histoire du couvent des Capucins de Luçon, écrite à partir de 1673 par le père Constance de Saint-Brieux, p. 2 et 13.;AD Vendée. 2 G 8 : Testament d'Antoine Froment, le 26 septembre 1701.;AD Vendée. 3 E 49/91 (étude Aubin) : Acte de vente de la partie nord de la maison de Beaurepaire par Gabriel Joseph de Froment, baron de Castille, à François Thomas Mariteau, notaire, le 1er juillet 1786.;AD Vendée. 3 E 49/56 (étude Jouanneau) : Acte de vente de la partie principale de la maison de Beaurepaire par Gabriel Joseph de Froment, baron de Castille, au sénéchal Pierre Coutouly de la Vergne, le 8 février 1787.;AD Vendée. 3 E 49/79 (étude Mariteau) : Acte de vente d'une partie du jardin de Beaurepaire [partie ouest en hémicycle] par Pierre Coutouly de la Vergne à Joachim Bougy, le 9 février 1788.

Bibliographie :

MOREAU, Grégoire. Propriété immobilière à Luçon (1770-1830). Mémoire de maîtrise d'Histoire : I.C.E.S., La Roche-sur-Yon : 2000