Hôtel de la Coudraye

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2009

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Le plus ancien document relatif à cette demeure est sa vente, en 1781, par le sénéchal Coutouly de la Vergne au marquis de Loynes de la Coudraye. L'analyse stylistique ne permet guère de trancher entre sa reconstruction avant la transaction ou juste après et, par conséquent, de savoir quel en est le commanditaire, le sénéchal ou le marquis. En faveur de la première hypothèse, on pourait invoquer le prix élevé de l'hôtel (10600 livres) et le fait que les nouveaux acquéreurs en prirent rapidement possession, laissant supposer une demeure déjà réédifiée, non une résidence ancienne et vétuste comme celle qu'ils venaient de quitter, 29, rue du Port. En faveur de la thèse inverse, on pourrait s'étonner que le sénéchal ait délaissé une maison qu'il venait de réédifier ; en outre, le monogramme LC du garde-corps de deux fenêtres est celui du marquis, non celui du sénéchal, mais ces deux garde-corps - dont le dessin diffère d'ailleurs de celui des autres fenêtres - peuvent être des ajouts. Il nous manque assurément un élément décisif pour trancher, tel un marché ou un accord relatif au déroulement des travaux, passé le cas échéant entre les deux personnages et précédant la mutation de propriété. Quel qu'en soit le commanditaire, les vastes proportions de la demeure, la qualité de sa réalisation, la présence - exceptionnelle à Luçon - d'arcs segmentaires et non de linteaux délardés pour les ouvertures, en font la demeure privée la plus aristocratique de Luçon. A la Révolution, l'hôtel de la Coudraye est vendu comme bien national provenant de noble émigré. La description contenue dans le procès-verbal d'estimation, en 1794, montre une demeure raffinée supposant un grand train de maison ; elle se composait, non seulement de l'hôtel proprement dit, de communs et d'un jardin, mais également d'une maison contigüe au nord, servant de communs, déjà incluse dans la vente de 1781. Le 17 février 1795, l'ensemble est acquis par le marchand droguiste Blaise Escallier Maigre qui en fait une auberge, nommée hôtel de France sur le cadastre de 1816. En 1828, l'hôtel devient la propriété du maire de Luçon, Bonaventure Aimé Benjamin de Maynard. Lors de la levée du plan cadastral de 1845, elle appartient à la famille Gaudineau, qui entreprend des travaux vers le milieu du XIXe siècle ; l'escalier en pierre à rampe en fer forgé est alors remplacé par un escalier en bois. La réfection intérieure se poursuit en 1975-1976, ce qui entraîne la disparition des derniers éléments du XVIIIe siècle, cheminées, lambris, potagers etc. Lors de cette campagne, la petite maison au nord de l'hôtel proprement dit est détruite et une travée est ajoutée à l'hôtel.
Datation des campagnes principales de construction :

2e moitié 18e siècle;18e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

Le sous-sol est situé sous l'écurie ; il est voûté en berceau.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; pierre de taille ; moellon

Matériau(x) de couverture :

tuile creuse

Type de couverture :

toit à longs pans ; croupe

Vaisseaux et étages :

sous-sol ; 1 étage carré

Type et nature du couvrement :

voûte en berceau

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente

État de conservation :

remanié ; restauré

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Gentilshommes

Rue :

Gentilshommes

Latitude :

46,45556450 X

Longitude :

-1,16402678 Y

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre :

à signaler

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AD Vendée. 3 E 49/37 (étude Royer) : Vente de l'hôtel par le sénéchal Pierre Joachim Coutouly de la Vergne au marquis Denis Louis Jacques Nicolas de Loynes de la Coudraye, le 16 juin 1781. La grosse de cette minute notariale se trouve aux AD Vendée. 1 E 271 (archives de la famille Coutouly).;AD Vendée. 1 Q 200 : Procès-verbal d'estimation de l'hôtel en vue de sa vente comme bien national, le 9 fructidor an II (26 août 1794).;AD Vendée. 1 Q 586, n° 183 : Acte d'adjudication de l'hôtel, vendu comme bien national, le 29 pluviose an III (17 février 1795) à Blaise Escallier Maigre, marchand droguiste.;AD Vendée. 3 E 47/3 (étude Biré) : Acte de vente de l'hôtel par Blaise Escallier Maigre à Bonaventure Aimé Benjamin de Maynard, maire de Luçon, le 11 avril 1828.