Maison

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2009

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Cette maison - du moins le logis rue des Gentilshommes - peut être datée du XVIIIe siècle par ses façades, les balustres de l'escalier et une cheminée, plutôt du milieu ou de la seconde moitié du siècle en ce qui concerne les balustres et la cheminée. Sa configuration n'est pas facile à analyser. En effet, au vu du plan cadastral de 1816, on pourrait hésiter entre, d'une part, une maison possédant des dépendances très importantes du côté nord et, d'autre part, deux maisons distinctes, l'une rue des Gentilshommes, l'autre rue Emile-Zola. Dans une déclaration d'aveu en 1743, il est question de deux maisons appartenant au notaire Chatevère, ressortissant du fief de l'évêque pour la maison rue de la Roulière, du fief de la Coudraye pour la maison rue des Gentilshommes. Dans un acte de vente passé en 1758, sur un plan terrier de 1780 et lors de la vente du 3, rue des Gentilshommes en 1796, il est question d'une seule maison : elle est vendue par le notaire Baranger au marchand droguiste Escalier Maigre en 1758 ; elle appartient à Mr Maigre en 1780 ; en 1796, la partie arrière appartient à Escalier Maigre et l'on sait par ailleurs que la partie rue des Gentilshommes lui appartient également. En revanche, sur le plan cadastral de 1816, on signale deux maisons et deux propriétaires distincts (Escalier Maigre rue des Gentilshommes, la demoiselle Bardet rue Emile-Zola). Sur le cadastre de 1845, il y a à nouveau un seul propriétaire et une seule maison. La présence d'une cheminée soignée à l'étage de la partie nord ne permet pas de conclure. Si elle date du XVIIIe siècle, elle sous-entend la présence d'une demeure à cet emplacement ; si elle a été posée à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, elle témoigne de l'aménagement de cette partie en demeure lors de la division de la parcelle, entre 1796 et 1816. Toutefois, l'hypothèse la plus vraisemblable semble la présence de deux maisons, la maison rue de la Roulière étant devenue dépendance de celle rue des Gentilshommes assez tardivement. Au début du XXe siècle, la maison a partiellement brulé ; des vestiges de l'escalier en bois du XVIIIe siècle ont été réutilisés en balustrade dans le salon, mais ils ne permettent pas d'en déterminer la structure. Vers le milieu du XXe siècle, la cour devient salle de sport paroissiale ; elle est couverte d'une verrière, dont l'installation nécessite l'ajoût de contreforts et d'une charpente. La partie nord est en partie démolie, mais on voit toujours, comme suspendue à l'étage, la cheminée que nous souhaiterions dater avec précision.
Datation des campagnes principales de construction :

18e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; moellon ; enduit

Matériau(x) de couverture :

tuile creuse ; verre en couverture

Type de couverture :

toit à longs pans ; verrière

Vaisseaux et étages :

1 étage carré ; étage de comble

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier dans-oeuvre, en charpente

État de conservation :

remanié

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Gentilshommes

Rue :

Gentilshommes

Latitude :

46,45555795 X

Longitude :

-1,16479465 Y

Intérêt et protection

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

Archives de l'évêché de Luçon. AA 4 (Série ancienne, Luçon : évêché, chapitre) : Double d'un acte notarié passé le 26 mai 1743 à l'étude Chatevère de Luçon. Il s'agit de la déclaration rendue à Mgr de Verthamon par Chatevère (en tant que propriétaire) pour la maison et jardin situés rue de la Roulière et ressortissant du fief de l'évêque. Le logis rue des Gentilshommes, également à Chatevère, est cité comme confront et ressortit quant à lui du fief de la Coudraye.;AD Vendée. 3 E 49/59 (étude Rouzeau) : Acte de vente de la maison par Pierre Baranger, notaire à Luçon, à Antoine Escalier Maigre, marchand droguiste vivant aux Sables, le 15 décembre 1758. La maison comprend : chambres basses et hautes, grenier, écurie, cellier, cour et jardin. Elle est située entre la rue des Gentilshommes et la rue de la Roulière et entre la maison Chatevère (à l'est), les maisons des héritiers Boismoreau et de la dame Chabot à l'ouest.