Maison

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2009

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Cette maison semble avoir été construite au cours du troisième quart du XVIIIe siècle à l'emplacement d'un jardin, plus précisément entre 1751 et 1769 ; le commanditaire en est vraisemblablement le chanoine Jacques Gogot, prieur du Vieux Pouzauges. En effet, des actes concernant la demeure 8-10, rue Julien-David, où elle est citée comme confront, donnent le jardin des héritiers Paillou en 1751, la maison de Jacques Gogot en 1769. La maison comportait également une remise et une écurie au sud de la rue des Trois-Pigeons. Sous l'Ancien Régime, elle ressortissait du fief de l'évêque. En 1775, le chanoine Gogot vend la maison à Marie de la Motte, veuve d'Antoine Prévost de la Boutetière. En 1789, Jean-François Prévost de la Boutetière la revend, avec l'actuel n° 10, à l'archidiacre et vicaire général François Sébastien Guillet de la Platière. Prévost habitait la maison et l'on sait par ailleurs qu'en 1780, il avait ramené une cheminée en marbre de la maison qu'il possédait jusqu'à cette date 14, avenue de Lattre de Tassigny ; cette cheminée se trouve toujours 12, rue Julien-David. A la Révolution, la maison est mise en vente comme bien national (toujours avec le n° 10) ; elle est acquise en 1795 par le marchand Pierre Bret. Lors de la levée du cadastre de 1816, la maison appartient à la famille Pellezathy. En 1845, elle appartient au serrurier Pierre Gourmaud, qui y habite et y a son atelier ; la forge est détruite en 1860 par son nouveau propriétaire Ferdinand Bobot.
Datation des campagnes principales de construction :

2e moitié 18e siècle;18e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; moellon ; enduit partiel

Matériau(x) de couverture :

tuile creuse

Type de couverture :

toit à longs pans

Vaisseaux et étages :

1 étage carré

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier dans-oeuvre : escalier droit, en maçonnerie

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Julien-David

Rue :

Julien-David

Latitude :

46,45480913 X

Longitude :

-1,16332953 Y

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre :

escalier ; cheminée

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AD Vendée. 3 E 49/34 (étude Royer) : Vente de la maison par le chanoine Jacques Gogot, prieur du Vieux Pouzauges, à Marie de la Motte, veuve d'Antoine Prévost de la Boutetière, le 4 mars 1775;AD Vendée. 3 E 49/96 (étude Pillenière) : Acte de vente de la maison 14, avenue de Lattre de Tassigny par Jean François Prévost de la Boutetière à René Marie Capitaine, le 17 décembre 1780. Il est précisé dans l'acte que le vendeur emmènera une cheminée en marbre dans la maison où il va habiter ; il s'agit de la cheminée en marbre de la maison où il s'installe, 12, rue Julien-David.;AD Vendée. 3 E 49/57 (étude Jouanneau) : Vente de la maison et du n° 10 par Jean François Prévost de la Boutetière, chevalier de Saint Mars, ancien capitaine au régiment d'Orléans Dragons, à François Sébastien Guillet de la Platière, archidiacre et vicaire général, le 21 mars 1789. La maison comprend en outre des dépendances séparées, au sud de la rue des Trois-Pigeons.;AD Vendée. 1 Q 200 : Procès-verbal d'estimation de la demeure de l'abbé de la Platière, chanoine déporté, en vue de sa vente comme bien national, le 6 vendémiaire an III (27 septembre 1794). La maison correspond aux actuels 10 et 12, rue Julien-David.;AD Vendée. 1 Q 586, n° 193 : Acte d'adjudication de la maison de l'abbé de la Platière, chanoine déporté, correspondant aux 10 et 12, rue Julien-David, vendue comme bien national le 29 pluviôse an III (17 février 1795) au marchand Pierre Bret.;AD Vendée. 3 P 1416 : Matrices des propriétés bâties (1882-1911) du cadastre de 1845, en particulier le Registre présentant les augmentations et diminutions survenues dans la contenance et les revenus portés sur les matrices cadastrales. - En 1890 pour la parcelle E 470 : mention de démolition de la forge en 1860 pour Ferdinand Bobot.

Bibliographie :

MOREAU, Grégoire. Propriété immobilière à Luçon (1770-1830). Mémoire de maîtrise d'Histoire : I.C.E.S., La Roche-sur-Yon : 2000