Maison de la Sainte-Croix

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2007

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Cette maison est connue sous le nom de maison de la Sainte-Croix. Il ne s'agit pas véritablement d'une maison canoniale, mais d'une maison attachée à une hebdomade, un bénéfice ecclésiastique affecté par le chapitre à un chanoine hebdomadier. Des expertises sont faites en 1728 et 1742. Puis, en 1783, la maison est entièrement reconstruite. Le bénéficiaire en est alors le chanoine hebdomadier Bertrand Lacroix. Le marché passé entre le chapitre et l'entrepreneur luçonnais Pierre Caillaud donne tous les détails concernant les travaux (matériaux, dimensions, distribution etc.) et fait référence à un plan établi par Caillaud. Le prix des travaux s'élève à 3540 livres, réglé en trois versements. Caillaud pourra garder, voire réutiliser, les matériaux de démolition et, pour la pierre de taille, jouira de privilèges concernant l'utilisation de la carrière du chapitre, dont il est concessionnaire. Selon le marché, la maison devait comporter un rez-de-chaussée et un étage, chaque niveau possédant deux pièces avec cheminée, séparées par un escalier en pierre à deux volées. La façade principale, donnant sur le jardin, est prescrite en pierre de taille, avec un cordon entre les niveaux et une corniche supérieure. Le petit bâtiment donnant sur la cour arrière devait comporter un cellier et un grenier. La maison actuelle correspond à la description du marché ; toutefois, on ignore si l'escalier a réellement été construit en pierre, l'étage étant desservi par un escalier en bois moderne. Quant aux cheminées, prescrites en pierre avec des pilastres en plâtre (sauf celle de la cuisine, plus simple), il subsiste l'une de celles de l'étage. A la Révolution, la maison a été vendue comme bien national ; elle a été acquise par François Chessé, le 21 juin 1795. La maison a été partiellement remaniée au XIXe siècle, avec un escalier en bois et des cheminées en marbre ; à la fin du XXe siècle, la façade sur jardin a elle aussi été remaniée.
Datation des campagnes principales de construction :

2e moitié 18e siècle;18e siècle

Auteur Historique :

Caillaud, Pierre (entrepreneur)

Description Architecturale

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; pierre de taille

Matériau(x) de couverture :

tuile creuse

Type de couverture :

toit à longs pans ; croupe

Vaisseaux et étages :

1 étage carré

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente

État de conservation :

remanié

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Millesouris

Rue :

Millesouris

Latitude :

46,45320036 X

Longitude :

-1,16899023 Y

Intérêt et protection

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AD Vendée. 2 G 116 (archives du chapitre) : Procès-verbal d'expertise de la maison appelée La Croix, le 28 août 1728.;AD Vendée. 2 G 116 (archives du chapitre) : Procès-verbal d'expertise de la maison appelée La Croix, par le maître charpentier Pierre Teblet et le maître maçon Pierre Tapon, le 13 août 1742.;AD Vendée. 2 G 116 (archives du chapitre) : Devis et marché de reconstruction de la maison dite de Sainte Croix appartenant aux hebdomadiers, passé le 26 février 1783 entre le chapitre et l'entrepreneur luçonnais Pierre Caillaud. Les paiements sont notés à la fn du document.;AD Vendée. 1 Q 200 : Procès-verbal d'estimation de la maison appartenant au chapitre et occupée par l'abbé Brazet, en vue de sa vente comme bien national, le 15 floréal an III (4 mai 1795).