Maison canoniale de la Trésorerie

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2010

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Avant la Révolution, cette demeure était une maison canoniale, connue sous le nom de maison de la Trésorerie ; son dernier titulaire fut le chanoine Rodier. A la Révolution, elle est mise en vente comme bien national et est acquise en 1795 par Jean Antoine Gallet. Ensuite, elle appartient à la famille Rousseau, qui la vend en 1823 au chanoine Darnaud ; sur le plan cadastral de 1845, c'est la demeure d'un autre ecclésiastique, le vicaire général André Menuet. Enfin la reconstruction de la maison proprement dite est attestée en 1875 pour Pierre Bonniot, qui venait de l'acheter à Aubin de Briqueville. En plus de l'identité des titulaires de la maison canoniale sous l'Ancien Régime, les archives du chapitre nous apprennent qu'en 1723, le chanoine Hyacinthe Billaud acquiert une petite maison au sud de la maison canoniale. Le procès-verbal d'estimation de la demeure en 1795 montre que cette partie fut aménagée en communs ; actuellement, une maison particulière (le 15, rue Henry-Renaud) occupe son emplacement. Quant à la maison proprement dite, reconstruite en 1875, elle conserve d'importants éléments de la construction précédente. Ainsi, la présence d'une ouverture en accolade sur la façade postérieure laisserait supposer l'existence d'une demeure dès le XVe siècle ; d'autres ouvertures et, surtout, le sous-sol sont anciens ; toutefois, ils semblent postérieurs au XVe siècle.
Datation des campagnes principales de construction :

15e siècle;2e moitié 19e siècle;19e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; moellon ; enduit

Matériau(x) de couverture :

tuile creuse

Type de couverture :

toit à longs pans

Vaisseaux et étages :

sous-sol ; 1 étage carré

Type et nature du couvrement :

voûte en berceau

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier dans-oeuvre

État de conservation :

remanié ; restauré

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Henry-Renaud

Rue :

Henry-Renaud

Latitude :

46,45324985 X

Longitude :

-1,16995180 Y

Intérêt et protection

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AD Vendée. 2 G 24 (archives du chapître) : Le 4 décembre 1723, vente par Coutouly au chanoine Billaud d'une petite maison au sud de la maison canoniale, intégrée à la demeure.;AD Vendée. 1 Q 200 : Procès-verbal d'estimation de la maison appartenant au chapitre et occupée par le chanoine Rodier, en vue de sa vente comme bien national, le 15 floréal an III (4 mai 1795). La maison est ainsi décrite : salle, salon, cuisine, cave, cavereau, trois chambres hautes, deux cabinets, un grenier par dessus. Les communs se composent des bâtiments suivants : buanderie, cellier à côté avec grenier au-dessus, latrines avec pigeonnier au-dessus, grange, écurie avec grenier à foin au-dessus ; enfin, il y a une petite cour et un petit jardin avec un puits.;AD Vendée. 1 Q 587, n° 307 : Acte d'adjudication de la maison, vendue comme bien national, le 3 messidor an III (21 juin 1795), à Jean Antoine Gallet.;AD Vendée. 3 E 48/38 (étude Charrier) : Acte d'usufruit et jouissance de la maison durant la vie du chanoine, passé le 8 janvier 1823 entre Jeanne Charlotte Henriette Rousseau et le chanoine Jacques Nicolas Sylvestre Darnaud. La maison est décrite comme dans le procès-verbal d'estimation du 4 mai 1795 et il est précisé qu'elle a été acquise par la dame Rousseau à Jean Antoine Gallet, le 31 mai 1803.;AD Vendée. 3 P 1413 : Matrices du cadastre de 1845, en particulier le Registre présentant les augmentations et diminutions survenues dans la contenance et les revenus portés sur les matrices cadastrales. - En 1876 pour la parcelle F 217 : mention de démolition partielle de maison pour Aubin de Briqueville, en 1873 ; en 1878 pour la même parcelle : mention de nouvelle construction de maison pour Pierre Bonniot, achevée en 1875, l'impôt foncier étant de 100 francs.