Présentation de l'aire d'étude Angers intra-muros

Angers intra-muros

Références

Auteur :

Letellier-d'Espinose Dominique ; Biguet Olivier

Date d’enquête :

2002

Commanditaire :

Région Pays de la Loire/Service du Patrimoine / Ville d'Angers - Service Patrimoine Historique, Inventaire.

Historique

Commentaire historique :
L'aire d'étude « Angers intra-muros » correspond à la ville limitée jusqu'au début du XIXe siècle par l'enceinte urbaine du XIIIe siècle, pérennisée par la première ceinture de boulevards. Ceux-ci sont cependant hors périmètre et intégrés dans une seconde aire d'étude - Angers extra-muros - pour des raisons de cohérence historique, car ils marquent la première étape de la grande expansion urbaine qui gagne faubourgs et campagne au XIXe siècle. Angers intra-muros correspond à trois quartiers historiques définis par Julien Péan de la Tuillerie en 1778 : la Cité et la Ville sur la rive gauche de la Maine, la Doutre (pour sa partie intra-muros) sur la rive droite. Traversé par la rivière, ce centre historique forme un vaste écusson de 145 ha : il est plus restreint que le quartier " Angers-centre" (selon un découpage municipal) qui intègre sur la rive gauche les quartiers cossus du XIXe siècle, situés extra-muros, entre le jardin du Mail et la gare SNCF. Il est également différent du centre-ville commercial qui reste attaché, pour les angevins, à la seule rive gauche. Sur un plan administratif, il est compris dans deux des huit cantons urbains (Angers centre et Angers nord) qui divisent la commune et comprend - au dernier recensement INSEE de 1999 - 1504 immeubles dont 1292 antérieurs à 1948. Cette aire d'étude a connu trois grosses opérations de rénovation urbaine, le secteur Saint-Nicolas dans la Doutre sud au cours des années 1970, puis en centre-ville le secteur République durant les années 1980 et la ZAC Thiers-Boisnet durant la décennie suivante. Couvrant les deux tiers du territoire étudié, ces opérations d'urbanisme expliquent le nombre des oeuvres détruites de fraîche date dans cette enquête, dont les premiers repérage remontent à 1975. La richesse des fonds iconographiques du XIXe siècle, période de grand bouleversement urbain, éclaire aussi l'importante proportion du corpus détruit dans cette étude. Celui-ci atteint en effet 15% du repérage, soit 340 œuvres détruites (avec moulins) sur 2135 répertoriées par l'Inventaire. Il est à remarquer que ce dernier chiffre est largement supérieur à ceux de l'INSEE, conséquence croisée des démolitions massives et du choix opéré par les chercheurs de rendre compte de familles architecturales en voie d'extinction et de morceaux de ville disparus. Ce différentiel est par ailleurs un bon révélateur de l'incessante évolution du tissu urbain, avec les difficultés méthodologiques qui en résultent pour assurer la mise à jour des données et en donner une lecture cartographique sans anachronisme. Sur les outils mis en oeuvre (bases de données, SIG), voir le dossier de présentation de la commune (réf. IA49007092) et le dossier thématique sur l'habitat propre à cette aire d'étude (réf. IA49000778). En début d'étude, un premier recensement portant sur les époques de construction a été effectué sous une forme cartographique artisanale, reprise récemment sous une forme numérique sur les conseils et selon la méthode de Bernard Gauthiez : trois couches distinctes ont été constituées, datation principale des unités de construction, datation des gros remaniements modifiant la structure (comme les surélévations), datation des façades lorsqu'elles sont seules reconstruites (alignements, remplacement du bois par la pierre, etc.). Deux thématiques ont été approfondies. La première porte sur l'habitat auquel est consacrée une large réflexion d'ensemble, avec ses évolutions et permanences typologiques, du Moyen Age au premier XXe siècle (réf. IA49000778, Letellier, Biguet, 1991). Cette analyse collective est complétée de monographies dont certaines enrichies par des études de bâti, parfois à l'occasion de chantiers de restauration tels que le manoir médiéval de Beauvau-Montiron, la maison canoniale Sainte-Croix, l'hôtel classique de Livois, ou le somptueux Logis Barrault (musée des Beaux-Arts). La seconde thématique (menée par Christian Cussonneau) est relative aux trente cinq moulins à eau, témoins disparus d'une activité économique et des enjeux de pouvoir que représentait la rivière. Ce petit corpus pourra être mis en relation avec les nombreux autres moulins, à vent cette fois, de la commune (aire Angers extra-muros) et au-delà, du département où ils sont très largement répertoriés.

Localisation

Département :

49

Aire d'étude :

Angers intra-muros

Commune :

Angers

Latitude :

47,47342967 X

Longitude :

-0,55677434 Y