Verrière : Saint Roch guérissant les malades

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2007

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Comme le vitrail de la chapelle Saint-Roch et celui de la grande baie du choeur - ce dernier masqué par le baldaquin du maître-autel - le vitrail de la chapelle Saint-Jean-Baptiste a été exécuté au cours des dernières années du XIXe siècle par les peintres-verriers parisiens Léon Avenet et H. Jourdain. Les artistes produisent un devis en 1895 et les verrières sont posées en 1897 ; elles ne portent ni date ni signature. Les archives montrent que cette réalisation posa de graves problèmes d'ordres stylistique et iconographique. Le vitrail de la baie centrale, posé en février 1897, déçoit fortement ; il en sera de même pour les verrières des chapelles posées peu après.

Description de l'objet

Catégorie technique :

vitrail

Matériaux et techniques :

verre transparent : grisaille sur verre, jaune d'argent

Représentation :

saint Roch, maladie : guérison miraculeuse

Dimensions :

Dimensions non prises.

Etat de conservation :

bon état

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Latitude :

46,45056704 X

Longitude :

-1,17147365 Y

Documentation

Documents d'archives :

Archives de l'évêché de Luçon. Registre des délibérations du Conseil de fabrique : - Le 29 octobre 1894, l'architecte diocésain Werlé a consulté le Conseil au sujet du vitrail central ; ce sera l'Assomption et le Couronnement de la Vierge. - Le 17 décembre 1894, on demande à Werlé de mettre au-dessus des autels de Saint-Roch et de Saint-Jean-Baptiste les verrières suivantes : Saint Roch guérissant les malades et la Prédication de saint Jean-Baptiste. - Le 30 décembre 1895, examen des maquettes expédiées par le nouvel architecte diocésain Deperthes. On les juge correctes, sauf les costumes de la Prédication de saint Jean-Baptiste. - Le 15 février 1897, le vitrail du chevet est posé. Il est jugé très décevant par l'évêque et par l'opinion publique ; il ne faudrait pas que la presse s'en mêle et on interroge Deperthes. - Les 8 et 16 mars 1897, Deperthes propose une nouvelle maquette pour le vitrail de saint Jean-Baptiste. Le Conseil la juge inacceptable pour la composition générale et le coloris ; la tête de saint Jean n'est pas assez religieuse, le moine est anachronique, le Christ est entièrement vêtu de blanc et très decevant. En conclusion, c'est très mauvais et la maquette est refusée. La nouvelle maquette et deux lettres de mécontentement de Deperthes sont communiquées au maître-verrier Georges-Claudius Lavergne, pour avis. - Le 15 octobre 1897, les trois verrières du chevet sont jugées médiocres et l'on demande la venue de l'architecte diocésain.;Archives de l'évêché de Luçon. 6 L 4 : - En 1895, devis s'élevant à 12880 francs par L. Avenet et H. Jourdain, maîtres-verriers à Paris, pour les verrières du chevet, de la chapelle Saint-Roch et de la chapelle Saint-Jean-Baptiste. - Le 20 février 1797, lettre de l'architecte diocésain Deperthes à l'évêque : les verrières des chapelles Saint-Roch et Saint-Jean-Baptiste vont être exécutées avec quelques amèliorations ; l'une est mise en plomb, les cartons grandeur nature de l'autre sont presque prêts. - Le 24 février 1797, lettre de l'architecte diocésain Deperthes au curé : il vient à Luçon avec H. Jourdain pour procéder à la réception de la verrière du chevet, fournie et posée par L. Avenet et H. Jourdain, maîtres-verriers à Paris.