Angers extra-muros

Présentation de l'aire d'étude

Capitale historique de l'Anjou et chef-lieu du département de Maine-et-Loire, au cœur de la région des Pays de la Loire, Angers est actuellement la 16ème ville de France avec 165 000 habitants (260 000 pour l'agglomération). Elle est divisée en 12 quartiers INSEE et 11 paroisses (16 au Moyen Age). Outre quelques monuments célèbres, la ville possède un patrimoine monumental riche et dense réparti sur l'ensemble de son territoire.

Un partenariat entre la Ville d'Angers et l'Etat (Direction régionale des affaires culturelles, Service de l'Inventaire général) a permis de réaliser un inventaire topographique classique, en cours d'achèvement, sur le centre historique intra-muros. Sur une seconde aire d'étude dite "Angers faubourg" couvrant le reste de la commune (faubourgs et périphérie), la collaboration s'est poursuivie par un premier repérage du patrimoine dit d'intérêt local ou de proximité, en plus des oeuvres remarquables. Une base de 854 édifices ou ensembles d'édifices, contenant les champs de la base Mérimée et des champs d'étude, a été géoréférencée (comme les données intra-muros) au sein d'un système d'informations géographiques.

L'enquête a porté essentiellement sur le bâti, de toutes catégories fonctionnelles (architecture domestique, religieuse, publique, commerciale, etc.) et plus exceptionnellement sur les espaces publics (jardins, cimetières). Si elle reste très incomplète sur le plan du repérage et encore plus du recensement (puisqu'elle ne touche que 10% du parcellaire extra-muros), la base ici consultable comprend en revanche toutes les œuvres qui seront d'évidence sélectionnées pour étude. De plus, elle est relativement exhaustive pour le Moyen Age (six édifices religieux) et l'Epoque moderne. Les oeuvres du XVe au XVIIIe siècles représentent près de 20% du bâti repéré (dont la moitié relevant d'un ancien habitat rural) : ceci autant qu'on puisse l'établir à partir d'investigations documentaires simples (plans de ville, cadastres) et d'une identification sur le terrain limitée la plupart du temps à l'espace public.

Les deux grandes périodes d'expansion de la ville (2e moitié XIXe siècle et 2e moitié XXe siècle) ont été inégalement abordées dans cette enquête, car les quartiers centraux plus anciens ont été privilégiés sur les ZUP et ZAC de l'Après-guerre. Seules les œuvres majeures ou les plus représentatives du XXe siècle sont signalées ici (environ 15% du corpus repéré).

L'objectif était de répertorier tous les éléments architecturaux concourant à la qualité du paysage urbain. Les ravalements ou dénaturations de façade sont si fréquents que tout regroupement d'édifices encore homogène, proche de son état d'origine a été retenu, au moins dans les quartiers les plus sensibles. Ces ensembles de taille variable, au nombre de 162, portent la dénomination de "front bâti", pour les distinguer des 116 "lotissements concertés" de la base.