Angers intra-muros

Présentation de l'aire d'étude

 Elle bénéficie d'un riche passé historique, ses origines remontant à l'occupation gauloise des Andegaves dont elle tire son nom. Chef-lieu de Cité sous l'empire romain, siège d'un évêché dès le IVe siècle, résidence privilégiée des comtes Ingelgériens et Plantagenêts aux Xe-XIIe siècles, ville frontière du royaume de France face à la Bretagne après son rattachement à la couronne en 1231, puis capitale du duché d'Anjou aux XIVe et XVe siècles, jusqu'à l'évincement du « bon roi René » par Louis XI, qui annexe définitivement l'Anjou au domaine royal et dote la ville d'une charte municipale en 1475, Angers figure en 1538 parmi les « bonnes et principales villes du royaulme » : son essor économique lui vaut d'atteindre les 25 à 28 000 habitants dans le dernier quart du XVIe siècle.

Siège d'une sénéchaussée et d'un présidial, relevant de la Généralité de Tours, divisée en 17 paroisses, elle ne compte en 1769 que 21 567 habitants, répartis dans 4116 maisons et vivant pour les trois-quarts dans l'intra-muros, le quart restant dans les sept faubourgs et la campagne environnante. Préfecture du Département du Maine-et-Loire (plus réduit que la province d'Anjou car amputé du sud de la Mayenne et de la Sarthe ainsi que de l'ouest de l'Indre-et-Loire), Angers ne connaît un fort développement économique (industrie ardoisière, textile, horticulture) et démographique qu'au XIXe siècle, la population s'élevant de 46 000 à 82 000 hts entre 1850 et 1900.

Après un premier XXe siècle en sommeil, la commune connaît une forte densification durant les Trente Glorieuses, Angers atteignant 136 000 habitants en 1982. Seizième ville de France, divisée en 8 cantons urbains, elle compte aujourd'hui 165 000 habitants et 25 223 immeubles dont 12 225 antérieurs à 1948 (recensement INSEE 1999). Depuis 1990, elle comprend 12 grands quartiers définis par la Ville et l'Agence d'urbanisme de la région angevine, par référence à de « grandes ruptures physiques ou fonctionnelles ». Une étude paysagère menée en 1999 propose - quant à elle - 29 unités paysagères recoupant largement des unités historiques et rassemblées en huit grandes familles (de type urbain, faubourg, campagne en ville, ouverture vers la campagne, industriel, mixte, résidentiel).

Angers forme le noyau principal de l'agglomération « Angers-Loire-Métropole », qui rassemble 270 000 habitants et 31 communes dont quatre fortement urbanisées (Avrillé, Saint-Barthélémy-d'Anjou, Trélazé, Les Ponts-de-Cé représentant à elles seules plus de 35 000 habitants). La commune comprend cinq sites protégés au titre des Monuments historiques, dont trois sites inscrits dans le centre historique intra-muros (quartier de la Doutre en 1959 et 1964, quartier de la Cité en 1964, ancien quartier des Halles autour de la place Louis-Imbach en 1971), et deux sites classés (site de la Baumette en 1935, étang Saint-Nicolas en 1936). Elle porte le label de Ville d'art et d'histoire depuis 1986.