Trois jardins d'exception en Loire-Atlantique

Cliquez pour agrandir l'image Jardins de Kermoureau - Herbignac (route de Guérande) ©Lise Vailland

Cliquez pour agrandir l'image Palais Briau ©François Devouges

Cliquez pour agrandir l'image Château de Goulaine - Haute-Goulaine ©Valéry Joncheray

Trois sites de Loire-Atlantique ouvrent leurs jardins pour le spectacle Cendrillon qui aura lieu dans les jardins de Kermoureau en Herbignac le vendredi 7 juin (annulé en raison de la tempête Miguel), du château de Goulaine à Haute-Goulaine le samedi 8 juin, du parc du palais Briau sur la commune de Varades en Loireauxence le dimanche 9 juin. Ouverture et visites à partir de 14 h 30 ; spectacle de Cendrillon de Joël Pommerat à 21 h.

Herbignac, les jardins de Kermoureau


Dans les années 1960, Lise et Bernard Vailland acquièrent une longère de granit en ruine érigée au 19e siècle et implantée au cœur d’un parc de 8 hectares.  Ils dessinent et aménagent les jardins pendant plus de 40 ans pour finalement les ouvrir au public en 2007. Au cœur du parc, 800 mètres de chemins très anciens sont bordés de chênes centenaires et de rhododendrons, de topiaires, de parterres de vivaces ou de massifs d’arbustes. La promenade s’étend jusqu’à l’ancienne mare du village de Kermoureau. Le parc se divise en trois grands espaces : le jardin du Puits délimité par des buis taillés, puis les jardins à l’anglaise et enfin l’étang aux nénuphars ornés d’iris.  Les visiteurs peuvent y découvrir un jardin d’herbes aromatiques, les arcades de rosiers et un verger de pommier. En plus d’une grande variété d’espèces végétales, les jardins abritent de nombreux insectes et particulièrement des papillons.

Haute-Goulaine, Parc du Château de Goulaine

Aux portes de Nantes, le château de Goulaine se trouve au cœur du marais de Goulaine (1500 hectares protégés Natura 2000). Ce château construit en pierre de tuffeau, fut au départ un puissant château fort. Au 12e siècle le château de Goulaine est situé sur les Marches de Bretagne, frontière entre le duché et le royaume de France. Le premier Goulaine, Jean de Goulaine, alors Capitaine de la Ville de Nantes fortifie la propriété entourée de marais idéals pour se protéger des attaques. Malgré certains vestiges de son passé fortifié encore visibles, l’édifice médiéval laisse place à la fin du 15e siècle à un corps de logis réalisé dans un style gothique flamboyant. Considéré comme le dernier des châteaux de la Loire, en allant de l’est vers l’ouest, l’édifice est depuis plus de mille ans dans la même famille, sauf au moment de la Révolution française et pendant la première moitié du 19e siècle. Une grande allée d’un kilomètre bordée de tilleuls mène au château et à une esplanade plantée d’arbres centenaires d’une grande richesse d’essences. Le jardin à la française de deux hectares est redessiné et aménagé par le M. de Goulaine en 1969 qui à cette même période fait planter 14000 buis. Depuis 1999, les anciennes écuries du 17e siècle abritent le Musée officiel de la biscuiterie LU. Cette collection appartenant à la marque LU retrace à travers près de 600 œuvres l’histoire de cette biscuiterie née à Nantes en 1846.

Varades, Parc du « Palais Briau »

Sous le règne de Napoléon III, l’ingénieur François Briau fait construire le palais Briau sur les hauteurs de la vallée de la Loire. L’ingénieur fait fortune en construisant des lignes de chemins de fer en Italie et en France. Entre 1854 et 1864, il entreprend la construction de ce palais d’inspiration italienne sur les ruines d’un château médiéval dont les vestiges sont encore visibles au détour d’une allée. L’architecte angevin Edouard Moll, qui dessine les plans du château, utilise des procédés de construction très modernes pour l’époque.  La conception architecturale de cet ensemble est remarquable par son jeu de terrasses, ses accès souterrains aux différents niveaux, son orangerie construite avec la technique de ciment armé en 1860 (première réalisation en France) et ses multiples fabriques : pavillon de la pompe, chenil, buanderie etc. Le palais Briau, axé sur l’abbaye de St Florent le Veil, se trouve au cœur d’un parc paysager de 18 hectares bordé par un ancien bras de Loire aujourd’hui appelé La Boire Torse.  Egalement dessiné par Edouard Moll en 1854, le parc est un véritable belvédère sur la Loire avec  trois niveaux de terrasses. Ce parc paysager à l’anglaise et à l’italienne mène le visiteur par un labyrinthe d’allées de buis, de phyllireas et de lauriers thym, à la découverte des nombreuses fabriques et des vestiges du château médiéval.  

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