Trois jardins d'exception en Sarthe

Cliquez pour agrandir l'image Jardns du donjon de Ballon ©Emmanuel Guéroult

Cliquez pour agrandir l'image Donjon de Ballon ©F. Fournis

Cliquez pour agrandir l'image Manoir de Sourches ©Yves Guibert-Röed

Cliquez pour agrandir l'image Château de Poncé-sur-le-Loir ©Guy de Malherbe

Cliquez pour agrandir l'image Château de Poncé : la terrasse Caroline ©F. Fournis

Trois sites de la Sarthe ouvrent leurs jardins pour le spectacle Cendrillon qui aura lieu dans les jardins du Donjon de Ballon à Ballon le vendredi 28 juin, du manoir de Sourches à Précigné le samedi 29 juin et au château de Poncé à Poncé-sur-le-Loir le dimanche 30 juin.

Ballon, jardins du Donjon de Ballon

Le Donjon de Ballon, surnommé « Porte du Maine », est construit par le comte du Maine, Guillaume Ier de Bellême en 1005 et achevé à la Renaissance. Situé sur un éperon rocheux face à la Normandie, le château de Ballon est disputé durant des siècles entre les comtes du Perche et du Maine, les souverains d’Angleterre Plantagenêt et les rois de France. Les jardins de Ballon sont créés à partir de 1960 par Jean Guéroult, assisté dans les années 1980 par Alain Richert notamment pour le choix des collections botaniques. Les jardins sont composés de différentes parties.
L’allée des tilleuls ouvre sur la Cour des Lions puis au pont-levis permettant d’accéder à la cour des lions et au jardin clos médiéval. Aussi appelé hortus conclusus, ce jardin qui se divise en trois parties est constitué de buis taillés, de plantes aromatiques et médicinales, et d’une collection de lys et d’aux décoratifs. Le jardin de la motte quant à lui, surplombe l’Orne et offre une vue panoramique sur le pays saôsnois et les forêts du parc Normandie-Maine. L’ensemble est complété d’une roseraie composée de sept massifs d’une centaine de variétés de roses anciennes.

Précigné,  jardins du manoir de Sourches

 
Le manoir de Sourches est construit sur une motte fossoyée quadrangulaire à proximité d’un gué sur la rivière de la Fontaine-sans-fond. Transformé en ferme depuis des temps immémoriaux, il a conservé son châtelet d’entrée flanqué d’une chapelle d’un côté et des communs de l’autre, qui permet d’entrer dans une cour où s’élève un logis du 15e siècle remanié au 18e siècle. Depuis 1985, un travail de restauration minutieux a été mené de pair avec la création d’un jardin d’inspiration médiévale assez savant : derrière le logis, un petit jardin symbolise la vie et la naissance du monde. Il est orné de plantes médicinales et aromatiques. Il conduit à une pergola qui débouche dans un espace plus vaste « à la française » qui rassemble une collection de plus de 150 rosiers. Les charmilles isolent trois petites salles de verdure thématiques qui invitent au repos et à la méditation.

Poncé-sur-le-Loir, Jardins du château de Poncé

Construit dans la vallée du Loir vers 1542, le château de Poncé-sur-le-Loir est une bâtisse Renaissance, situé à la limite du Vendômois, de la Touraine et du Maine. Commandé par le seigneur de Chambray, le château et son jardin sont conçus dans un même programme. Le château est édifié en pierres de tuffeau très blanches devant une falaise végétalisée plus sombres. Un sompteux escalier rampe sur rampe à deux volées droites facilite la circulation vers le jardin qui s’étendait pratiquement jusqu’au Loir. Malheureusement, les vicissitudes de la vie moderne et le progrès des communications ont séparés le jardin en deux parties de part et d’autre de la route. Dans les années 1830, ces nuisances ont poussé le propriétaire d’alors, à se retourner vers la falaise en confortant cette dernière par la construction d’un rideau de brique-et-pierre ondulant de style néo-gothique « à l’anglaise ». Ce mur supportait des « chemins de ronde » qui emportaient le regard du visiteur par-dessus le château vers le grand paysage. Cette « folie » architecturale dite « terrasse Caroline » est construite par Amédée de Nohant en l’honneur de son épouse Caroline décédée.
Dans les années 1920, le docteur Latron restaure les jardins « à la française » composés notamment d’une longue allée de charmes et de salles de verdure en forme de labyrinthe autour d’un platane plusieurs fois centenaire. Le paysagiste Flandrin aménage un petit jardin art-déco, entre l’édifice et la falaise.



Partager cet article


Retour