Découvrez Saint-Denis-d’Anjou, cité frontalière

Cliquez pour agrandir l'image Découvrez la Petite cité de caractère de Saint-Denis-d'Anjou ©Damien Cabiron

Cliquez pour agrandir l'image L'église Saint-Denis et sa tour défensive ©Charles-H.Paysan

Cliquez pour agrandir l'image La maison canoniale ©Charles-H.Paysan

Cliquez pour agrandir l'image Manoir du XVe siècle ©Charles-H.Paysan

Cliquez pour agrandir l'image Halle de 1509 ©Charles-H.Paysan

Cliquez pour agrandir l'image Lavoir ©Charles-H.Paysan

Cliquez pour agrandir l'image L'ancien relais de poste ©Charles-H.Paysan

La Petite Cité de Caractère vous propose un nouveau parcours-découverte de son patrimoine à l’appui du plan cavalier dessiné par Damien Cabiron. Soutenue par la Région des Pays de la Loire, cette réalisation donne des repères aux visiteurs sur l’architecture et l’histoire de cette cité située aux confins de la Mayenne, de la Sarthe et du Maine-et-Loire.

L’héritage angevin

Située sur les terres du chapitre de la cathédrale d’Angers, Saint-Denis-d’Anjou est une propriété des chanoines jusqu’à la Révolution. De fait, l’influence angevine se retrouve encore aujourd’hui au travers des édifices qui forgent le cœur ancien de la cité.
Telle une forteresse féodale, l’église Saint-Denis est bâtie au XIIe siècle sur un roc dominant la cité. À son origine, elle adoptait une forme régulière en croix latine, mais des ajouts des XVe et XVIe siècles ont quelque peu transformé son aspect, lui offrant l’alternance des styles roman et gothique qui la caractérisent. De sa première construction, elle conserve notamment la tour d’escalier logée le long du transept de la façade ouest, et son portail roman écourté du fait de la construction de la chapelle de Pontmain au XVe siècle.
Les chanoines entreprennent la construction d’une maison canoniale à la fin du XVe siècle. Lieu de vie, c’est aussi dans cette demeure que ces seigneurs spirituels et temporels rendaient justice.

Une cité tournée vers le commerce du vin

De l’Anjou, Saint-Denis a également hérité du savoir-faire viticole. Durant la période moderne, la cité s’est considérablement enrichie par le commerce du vin jusqu’au début du XXe siècle.
L’imposante halle est datée de 1509 et symbolise au mieux la réussite économique de la cité. Sous Louis XII, des lettres royales promulguent l’organisation d’un marché hebdomadaire, ainsi que de deux foires par an ; la première, le 9 octobre, marquait le début des vendanges, et la deuxième avait lieu le 30 avril. On y vendait de la toile de chanvre, de la toile de lin, du bétail, et surtout, le vin dionysien.
Les vignes de la forge
Durant l’époque moderne, près de 600 hectares de vigne entourent la cité qui devient alors un véritable carrefour commercial dans la région. Indéniablement, la production viticole est au cœur du développement économique de la cité pendant de nombreux siècles, avant de s’éteindre progressivement suite à la propagation du phylloxéra. Depuis 1998, pour perpétuer à nouveau ce savoir-faire, un hectare de vigne a été replanté.

Une cité médiévale en mutation

Au cours du XIXe siècle, Saint-Denis-d’Anjou connaît une lente période de retour au calme après des années post-révolutionnaires très agitées. Des édifices viennent s’ajouter au bourg médiéval en pleine mutation, offrant un nouveau visage à la cité. Le lavoir bâti au XIXe siècle est le dernier des trois lavoirs de Saint-Denis-d’Anjou. Avant l’arrivée des machines à laver dans les foyers, les lavandières venaient y rincer le linge. Celui-ci ne possède pas de margelle, c’est-à-dire, de rebord en pierre tel qu’on en trouve souvent dans les lavoirs. Il est couvert par une toiture d’ardoise et alimenté par une marre. Il a été entièrement restauré en 2018 par des artisans dionysiens.
Le relais de poste
Situé au pied du bourg médiéval, cet hôtel était un ancien relais de poste. Comme l’indique l’enseigne, on logeait « à pied et à cheval » dans cet établissement où l’on préparait des chevaux frais pour les cavaliers chargés du transport du courrier.

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