Notre-Dame-de-Bon-Port à Nantes (44) : une église sur la Loire

Cliquez pour agrandir l'image L'église Notre-Dame-de-Bon-Port à Nantes ©Denis Pillet

Cliquez pour agrandir l'image Tympan du portail : le Christ consolateur accueillant la foule des affligés ©Pierre-Bernard Fourny

Construite entre 1846 et 1856 sur les plans des architectes nantais Saint-Félix Séheut et Joseph-Fleury Chenantais, l'église Notre-Dame-de-Bon-Port s’inscrit dans la composition semi-circulaire de la place du Sanitat, tracée en 1835. Par son parti néoclassique monumental, couronné d’un dôme inspiré du style baroque romain, elle marque la perspective de la rue Mazagran, à l’extrémité du quai de la Fosse. Les relations de l’édifice avec le port et son activité se reflètent dans sa décoration extérieure et intérieure.

 

Le fronton triangulaire de la façade principale, sculpté par Amédée Ménard en 1858, représente Notre-Dame de Bon-Port, assise en majesté sur un rocher avec l’Enfant Jésus sur ses genoux, accompagnée à droite de l’ange du départ présentant les marins et leurs proches venus demander sa protection, et à gauche de l’ange du retour accueillant les marins sains et saufs et leur famille, chargés d’offrandes et d’ex-votos. Le relief en bronze du maître-autel, dessiné et signé par Joseph Vallet, et fondu par Jean-Alexandre Chertier, s'inspire largement de la sculpture du fronton extérieur.
Le tympan du portail principal est orné d’une peinture à fresque réalisée par Joseph Gouézou en 1871, représentant le Christ consolateur accueillant la foule des affligés. La composition de l’œuvre semble très proche du Christ consolateur peint par le même artiste  pour la chapelle du couvent des Augustines de Guingamp. Au premier plan, la mère pleurant son enfant mort et le jeune homme enchainé sont des motifs récurrents de l’iconographie dont le modèle est le Christ consolateur peint par Ary Scheffer en 1837 (Amsterdam, musée Van-Gogh), et largement diffusé par l’estampe. Le matériau utilisé, une peinture silicatée de potasse, dont la mise en œuvre est très contraignante, a permis une conservation remarquable de cette œuvre.
La porte centrale est surmontée d’un groupe sculpté représentant saint Louis et son épouse, Marguerite de Provence. Il porte, sur sa partie gauche, la signature de Georges Bareau, sculpteur né à Paimbœuf et mort à Nantes en 1931. L’œuvre, qui n’apparait pas sur les cartes postales anciennes, est vraisemblablement à dater des années 1920.
Source : Sylvie Mounier, chercheur au service du Patrimoine

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