Pêche, ports et conserveries de Piriac aux Sables d'Olonne

Cliquez pour agrandir l'image Assiette publicitaire des conserveries Amieux servant de plat à sardines, faïence de Sarreguemines. ©Musée de l'abbaye Saint-Croix. Les Sables d'Olonne

Cliquez pour agrandir l'image Bateaux sardiniers de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et usines de conserverie de poissons. ©Musée de l'abbaye Saint-Croix. Les Sables d'Olonne

Cliquez pour agrandir l'image Les sardines sèchent sur des claies après avoir été vidées. Don de Patrice Barraud ©Musée de l'abbaye Saint-Croix. Les Sables d'Olonne

Cliquez pour agrandir l'image Le déchargement des thons sur le quai de la Chaume aux Sables d'Olonne. Photo de Jules Lefranc ©Musée de l'abbaye Saint-Croix. Les Sables d'Olonne

Cliquez pour agrandir l'image Retour de pêche aux Sables d'Olonne -don Patrice Barraud ©Musée de l'abbaye Saint-Croix. Les Sables d'Olonne

Cliquez pour agrandir l'image Débarquement du poisson à la criée du Croisic. Collection particulière ©Région des Pays de la Loire - inventaire général

Cliquez pour agrandir l'image Le Croisic - Débarquement de la sardine ©collection L. Delpire

Cliquez pour agrandir l'image Le Croisic - ouvrières des conserveries ©Collection L. Delpire

Cliquez pour agrandir l'image Le Croisic - publicité conserverie Chacun ©Collection L. Delpire

Cliquez pour agrandir l'image La Turballe - usine Pellier ©Collection particulière

Cliquez pour agrandir l'image La Turballe - les sardines par avion - année 30 ©Collection particulire

Cliquez pour agrandir l'image Le Croisic - usine Philippe et Canaud, années 60 ©Collection L. Delpire

La pêche, pratique ancestrale, a donné lieu à de nombreuses activités, du négoce à la transformation artisanale et aux conserveries, de la construction navale à la création des ports de pêche. La publication HISTOIRE MARITIME ET FLUVIALE DES PAYS DE LA LOIRE de Jean-François Henry – Editions 303 revient largement sur l’évolution de la pêche jusqu’à nos jours.

Les découvertes de Nicolas Appert et Joseph Colin

Les ports de pêche connaissent au cours du XIXe siècle un développement considérable grâce aux découvertes conjuguées de Nicolas Appert et de Joseph Colin. Jusqu’alors, les sardines étaient pressées dans de grands tonneaux remplis de sel. Appert découvre que les poissons cuits au bain-marie dans des étuves peuvent se conserver longtemps à l’abri de l’air dans des bocaux de verre. Le Nantais Colin perfectionne cette découverte et remplace ces bocaux bien fragiles par des boites dont le fer blanc est recouvert d’une fine couche d’étain. La boite de conserve est née. Elle fera la prospérité des ports sur toute la côte atlantique. La première usine de conserverie s’ouvre en 1824, à Nantes.

Le travail des femmes dans les conserveries

Ce mode de conservation va provoquer un essor de la pêche tout au long des côtes atlantiques depuis la Bretagne jusqu’au Pays basque. Les pêcheurs passent d’une activité essentiellement vivrière, à une activité industrielle. Les sardiniers à voiles sont de plus en plus nombreux et apportent un poisson qui, à peine débarqué, prend la direction des usines. C’est le travail des femmes qui, après de multiples manipulations, placent les poissons dans des boites qui seront soudées. Les conserveurs ont pour noms : Louis Levesque, Pierre Chancerelle, Victor Tertrais, Saupiquet, Amieux, Bouvais associé à Flon, Paul Chacun etc.
C’est ainsi que les ports de La Turballe, Piriac et du Croisic au nord de la Loire, de Pornic, L’Herbaudière dans l’île de Noirmoutier, de Croix-de Vie, de Port-Joinville à l’île d’Yeu et des Sables-d’Olonne accueillent de nombreuses usines et font venir de Bretagne une main d’œuvre essentiellement féminine. Le développement de la conserverie de sardines et de maquereaux incite les ports de l’île d’Yeu et des Sables-d’Olonne à armer des « dundées » pour partir au large traquer le thon blanc « germon ».

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