Gare

Voie ferrée Nantes-Châteaubriant

Références

Auteur :

Caudal Gaëlle

Date d’enquête :

2010

Historique

Commentaire historique :
La gare d'Issé est inaugurée le 17 décembre 1877 lors de la mise en exploitation de la ligne Nantes - Châteaubriant. Elle dessert les populations d'Issé, Saint-Vincent des Landes, Louisfert et Moisdon-la-Rivière soit un bassin de 7 169 habitants en 1874. Les activités de la gare d'Issé sont essentiellement centrées autour du transport de minerai. De nombreux aménagements sont réalisés pour faciliter l'expédition de ces matières premières : - aménagement d'une seconde entrée dans la cour des marchandises (1889), - agrandissement de la halle aux marchandises (1890), - établissement d'un quai à minerai et d'une voie à débord (1890), - établissement d'une voie Decauville pour la Société des mines de fer de Segré pour relier la minière du Houx à la gare de marchandises (1913), - construction d'un hangar par la Société des usines métallurgiques de la Basse-Loire (nouveau nom de la société des mines de fer de Segré) pour y remiser la locomotive en service sur la voie Decauville (1914). En 1906, le conseil municipal demande à retarder le train du soir n°1416 d'un quart d'heure afin de disposer de plus de temps pour l'envoi des beurres fabriqués par la laiterie Jouzel. Cette demande est refusée car ce retard entrainait un problème des correspondances pour les voyageurs en direction de Savenay et Lorient. En 1916, M. Devain négociant en écorces pour sa tannerie obtient la construction d'un hangar entre les voies 7 et 9 (64 m de long sur 15 m de large). (NB : M. Devain investit en 1914 les locaux de l'ancienne laiterie-beurrerie Jouzel pour installer une tannerie sur les bords du Don). Le cheminement des marchandises se fait à travers la ville d'Issé jusqu'à l"usine via une voie type Decauville avec des wagonnets. Les 26 juin 1944, un train allemand de 42 wagons de munitions se dirigeant vers le front normand stationne en gare d'Issé. Le 27 juin 1944, les avions anglais le bombardent. D'après les témoins, les explosions se succèdent tout au long de l'après-midi et la nuit : la halle aux marchandises et le café de la gare sont en partis détruits. Dans les années 1960, les deux principaux utlisateurs de la gare sont l'usine d'engrais Phosphoguano et l'usine Atlas qui expédie des matières plastiques. La voie Decauville est abandonnée au profit de remorque porte-wagons. En 1976, la sécheresse influe sur l'activité de la gare car un grand convoi de paille est acheminé par le comité sécherrese d'Issoudun. La gare a cessé son activité en 1980 lors de la fermeture de la ligne ferroviaire Nantes-Châteaubriant. Dans le cadre de la réouverture de la ligne Nantes-Châteaubriant, le bâtiment des voyageurs et la halle aux marchandises seront détruites pour être remplacées par un parking et un abri. Entre la Seconde guerre mondiale et 1977, cet arrêt est appelé l'arrêt "des gros ventres". Ce surnom est lié à la venue de nombreuses femmes enceintes, filles-mères ou femmes souhaitant dissimulées leurs grossesses, à la maison maternelle d'Issé. Entre 40 et 100 femmes séjournent dans ce manoir loué par le Conseil général.
Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

La gare appartenait aux gares de classe 4 du réseau de la Compagnie d'Orléans. Elle est située au nord du bourg. Elle comprenait : - un bâtiment des voyageurs, - une halle aux marchandises, - un abri, - un réservoir de 100 m3 (la prise d'eau pour l'alimentation des machines à vapeur s'effectuait dans le Don), - un pont à bascule de 20 tonnes, Subsistent aujourd'hui le bâtiment des voyageurs, la halle de marchandises et un hangar. Le bâtiment des voyageurs, de 16,20 m de long sur 8 m de large, possède deux étages et est coiffé d'un toit à longs pans couvert en ardoises. Les façades présentent quatre travées (portes en RDC et fenêtres à l'étage) avec une cave et des combles. Le mur pignon côté Nantes n'est percé que d'un dans les combles alors que celui côté Châteaubriant est percé d'une porte en RDC, d'une fenêtre à l'étage et d'un dans les combles. Les linteaux des baies sont en arc segmentaire. Les murs sont en moellons recouverts d'un enduit ciment, les chaînes d'angle et les encadrements des baies sont en tuffeau. L'inscription "Issé" est gravée dans le tuffeau et peinte en rouge sur les deux murs pignons et sur la façade côté voie. Le RDC comprend une salle d'attente centrale réservée aux voyageurs ayant un billet de 3ème classe ; côté Nantes : une salle d'attente pour les voyageurs ayant un billet de 1ère et 2ème classe, le local du facteur et la salle des bagages ; côté Châteaubriant : le bureau du chef de station et l'escalier menant à l'étage. L'étage était réservé à l'appartement du chef de gare. détruite en 2010 était plus grande que celle prévue dans le programme initial des gares de classe 4. Le bâtiment possèdait un RDC avec un étage sous combles et était percé de 4 grandes ouvertures (initialement en tuffeau) sur chaque façade latérale. Le sol était surélevé permettant le chargement et le déchargement des marchandises. Le pignon côté Châteaubriant était percé d'une porte et d'une fenêtre. Ce hangar était peut-être le hangar de la Société des usines métallurgiques de la Basse-Loire. Il est couvert en tôle avec un lanterneau et une ouverture dans chacun des pignons.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

pierre ; tuffeau ; moellon ; enduit

Matériau(x) de couverture :

ardoise

Type de couverture :

toit à longs pans

Partie de plan :

plan rectangulaire régulier

Vaisseaux et étages :

2 étages carrés

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier dans-oeuvre : escalier tournant

État de conservation :

détruit après inventaire

Localisation

Département :

44

Aire d'étude :

Ligne Nantes-Châteaubriant

Commune :

Issé

Adresse :

Gare

Rue :

Gare

Latitude :

47,62674195 X

Longitude :

-1,45091561 Y

Intérêt et protection

Situation juridique :

propriété d'un établissement public de l'Etat

Documentation

Documents d'archives :

AD Loire-Atlantique. Série S ; 1000 S 1. .