Présentation du patrimoine industriel du quartier Saint-Joseph à Nantes

Voie ferrée Nantes-Châteaubriant

Références

Auteur :

Caudal Gaëlle

Date d’enquête :

2011

Commanditaire :

Région Pays de la Loire.

Historique

Commentaire historique :
1. Entreprise Ziegler La première mention de l'entreprise de charpente métallique Saupin est datée de 1919 lors de la demande d'embranchement sur la ligne. La voie ferrée traversait l'usine couverte de sheds. En 1921, l'entreprise devient les Établissements Trébuchet, Saupin et Cormerais, fabricant de ferronnerie. En 1924, elle est achetée par la société Ziegler, spécialisée dans la fabrication de tôles d'acier, qui profite de la disparition d'une importante usine de galvanisation à Nantes. Lors de leur rachat, les dirigeants demandent à modifier le nom chemin Saint-Georges en avenue de la gare Saint-Joseph afin que leurs clients puissent situer rapidement l'usine près de la gare. En 1926, une maison pour les directeurs est construite le long de la rue de l'Ouche Buron. Sur la vue aérienne de 1975, le principal bâtiment a été détruit et l'embranchement n'est plus utilisé. Aujourd'hui, le site est occupé par la SOGEA matériel, entreprise de travaux publics. Des bâtiments construits avant 1930, il ne subsiste que la maison des directeurs, la maison du gardien et les bâtiments couverts en tôle le long de l'avenue Saint-Joseph. 1. Bis Entreprise Brelet puis Dodin À l'arrière des sheds de la société Ziegler, il existait en 1923 un hangar longeant la rue de l'Ouche Buron qui abritait l'entreprise générale de fêtes Brelet. Cette société était localisée dans les années 1910 quai de Versailles. Elle était spécialisée dans les constructions en bois mais aussi les tentes et les feux d'artifice. L'entreprise possédait un embranchement particulier sur la voie (prolongation de l'embranchement de la société Ziegler). Le bâtiment de stockage n'est plus présent sur la vue aérienne de 1956. 2. Un grand bâtiment est présent sur la vue aérienne de 1956. Ce dernier est agrandi en 1962 et 1968. 3. Compagnie industrielle des Pétroles La Compagnie industrielle des Pétroles dont le siège se trouve à Paris construit un dépôt rue de l'Ouche Buron en 1923. Le dépôt comprend un magasin de manutention longé par une voie ferrée interne et un réservoir de 36 m3. En 1924, un logement-bureau pour le gardien est construit en bordure de rue. Melle Collin fait construire pour le compte de la Compagnie une maison en 1929. La compagnie fut rachetée en 1954 par Mobil-oil. Les bâtiments sont détruits entre 1962 et 1968. Le site est aujourd'hui désaffecté. 4.Minoterie "La boulangerie moderne" La Compagnie générale de machines agricoles La France est raccordée à la voie ferrée en 1921. L'entreprise est achetée par Sylvain Bourdin et Louis Chaussé, entrepreneurs de travaux publics, société fondée en 1928. En 1934, un moulin est construit et prend le nom de « Société minoterie La boulangerie moderne ». Le permis de construire est déposé par M. Georges Meslin, directeur des entreprises métropolitaines et coloniales, anciens établissements Dubois. La minoterie est composée de deux grands bâtiments reliés entre eux par une passerelle. Le premier comportant 5 étages abrite le moulin, le second avec 4 niveaux sert de magasin. La charpente est en fonte, la couverture en fibro et le remplissage en parpaing. La minoterie devient l'un des principaux fournisseurs de Nantes en farine. Le long de la rue de l'Ouche Buron, sont adjoints en 1935 des bureaux (laboratoire, commande, comptabilité) et le logement du gardien. En 1949, un grand bâtiment contigu au magasin est présent le long de la voie. La minoterie a été détruite en 1995. Subsistent les bureaux et le logement du gardien. Le site est actuellement occupé par Guy Dauphin Environnement. 5. En 1955, les établissements Brossette et fils décident de s'installer sur l'ancien terrain de sports au nord de l'usine Saunier Duval. Ils obtiennent de la mairie de Nantes et de la SNCF l'autorisation de se raccorder à la voie ferrée. Les rails étant posés sur le domaine public : il est demandé à ce que ces derniers soient de type Brocas et noyés dans un empierrement bitumé. Malgré ces autorisations, aucun bâtiment n'est construit sur cette parcelle avant 1968. Le site est actuellement occupé par Société métallurgique de l'Ouest. 6. Bertin En 1901, la minoterie Moriceau demande un embranchement sur la ligne. En 1923, la société Bertin, spécialisée dans les aliments mélassés demande à son tour une autorisation pour utiliser la voie ferrée.
Datation des campagnes principales de construction :

20e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Localisation

Département :

44

Aire d'étude :

Ligne Nantes-Châteaubriant

Commune :

Nantes

Adresse :

Saint-Joseph

Rue :

Saint-Joseph

Latitude :

47,24967637 X

Longitude :

-1,52571146 Y

Intérêt et protection

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AM Nantes. Série Permis de construire ; 1929PC268. Permis de construire d'une maison pour Melle Colin. AM Nantes. Série Permis de construire ; 1935PC274. Permis de construire des bureaux et des logements des gardiens. AM Nantes. Série Permis de construire ; 1934PC622. Permis de construire de la minoterie. AM Nantes. Série O ; 1O79. Dossier de voirie : chemin de la Petite Baratte, 1908-1937. AM Nantes. Série O ; 1O4389. Permis de construire : bureaux de la Compagnie industrielle des pétroles, 1924. AM Nantes. Série W ; 1087W9. Dossier de voirie, rue du Ranzay : 1878-1957. AM Nantes. Série W ; 1060W27. Dossier de voirie, rue de la Petite Baratte : 1906-1958. AM Nantes. Série W ; 1056W52. Dossier de voirie, rue de l'Ouche Buron : 1921-1951. AM Nantes. Série O ; 1O6141. Permis de construire : maison des directeurs de l'usine Ziegler, 1926. AM Nantes. Série O ; 1O5113. Permis de construire : maison des directeurs de l'usine Ziegler, 1925. AM Nantes. Série O ; 1O1860. Dossier de voirie : rue de la gare Saint-Joseph, 1899-1954. AM Nantes. Série O ; 1O667. Dossier de voirie : avenue de la gare Saint-Joseph, 1924.