Église paroissiale Saint-Laurent

Communauté de communes d'Erve-et-Charnie

Références

Auteur :

Foisneau Nicolas ; Davy Christian

Date d’enquête :

2004

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Département de la Mayenne.

Historique

Commentaire historique :
L'église est dédiée à Saint-Laurent. Selon Angot cependant son véritable vocable est Saint-Sulpice. Les murs de la nef remontent sans doute au XIIe siècle, mais l'hétérogénéité de leur maçonnerie résulte d'importantes restaurations intervenues notamment au XIXe siècle. Le petit appareil décrit par Renous en 1852 ne subsiste ainsi que très partiellement. Les baies, d'origine romane, semblent également avoir été fortement restaurées au XIXe siècle. La tour a été élevée sur le flanc sud sans doute peu après la nef, comme en témoigne la baie romane du rez-de-chaussée, et surmontée d'une flèche au XIXe siècle. Au milieu du XIXe siècle, l'église conservait son étroit choeur roman terminé par une abside. Elle était aussi pourvue d'une chapelle à abside, sans doute ajoutée à la fin du Moyen Age, qui faisait pendant au nord à la partie basse de la tour et d'une sacristie datant de 1629. Elle a été complètement transformée dans le troisième quart du XIXe siècle par l'architecte départemental Pierre-Aimé Renous. Le projet présenté et adopté en 1852 n'a été exécuté, en raison de son coût, qu'à partir de 1859, après quelques modifications. Les travaux, réalisés par l'entrepreneur de Montsûrs Jules Pillon, étaient très avancés en septembre 1861. Conformément au projet de 1852, le bâtiment fut doté d'un transept, la chapelle nord fut reconstruite, l'intérieur et l'élévation occidentale furent entièrement remaniés en style néo-roman : les volumes furent scandés de piles à colonnettes engagées, constituées de tambours en terre cuite, et couverts de voûtes cintrées, à pénétrations, en briques enduites de plâtre ; la façade fut entièrement habillée de pierres de taille de calcaire (de Villaine) et dotée d'un portail à trois voussures supportées par des colonnettes dont le tympan figurait le Christ entouré du tétramorphe. L'examen des fondations du chevet conduisit par contre Renous à abandonner la solution économique de son simple rhabillage au profit de sa reconstruction selon un plan plus ample. La sacristie, qui selon le devis de 1852, devait trouver place entre la tour et l'abside, fut finalement réédifiée à son ancien emplacement, entre la chapelle nord et l'abside. L'incendie du 27 juin 1969, provoqué par le renversement d'un camion-citerne, a profondément endommagé l'église et nécessité sa complète réfection. Le projet, établi par l'architecte lavallois Marcel Brisard en mars 1969, a été exécuté par un groupement d'entreprise dirigé par Paul Gruau, charpentier à Laval et comprenant le maçon Guy Dreux et le menuisier Maurice Hautbois de Vaiges. Les travaux, engagés après le permis de construire du 19 août 1969, étaient sans doute très avancés le 14 septembre 1970 lors de la réception provisoire des vitraux, des ouvrages de serrurerie et des sièges (fournis par les établissements Victor Pouplard à Angers). Ils n'ont cependant pas été achevés avant le début de l'année 1971. Ils ont été définitivement reçus le 23 septembre 1971.
Datation des campagnes principales de construction :

Moyen Age;2e moitié 19e siècle;19e siècle;2e moitié 20e siècle;20e siècle

Auteur Historique :

Renous Pierre-Aimé (architecte) ; Brisard Marcel (architecte)

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

L'église paroissiale de Vaiges est pourvue d'une nef unique, d'un transept dont les bras ouvrent chacun sur une chapelle rectangulaire de largeur égale à eux et qui au sud constitue le premier niveau de la tour de clocher, et d'un choeur réduit aujourd'hui, par l'érection d'un mur, à son ancienne partie droite. L'ancienne abside abrite actuellement la sacristie. La sacristie du XIXe siècle, située au nord-est, a été convertie en chaufferie. La tourelle polygonale qui forme son pendant au sud-est contient l'escalier à vis qui dessert les étages de la tour et donne accès à l'abside. Les parties anciennes - nef, tour - sont très majoritairement construites en moellons de grès foncé. Les parties ajoutées ou reconstruites au XIXe siècle ont par contre été réalisées en moellons de calcaire marbrier. La façade occidentale, constituée d'un simple mur-pignon, a été pourvue lors de sa dernière réfection d'un parement en moellons de grès. L'encadrement de sa porte remploie les deux voussures à décor de double chevron et de reliefs "en semelle" et les chapiteaux romans provenant de l'ancienne chapelle du cimetière de Villaines-la-Juhel, qui après sa démolition en 1783 avaient, d'après Angot, été réutilisés dans l'escalier extérieur du presbytère, détruit à son tour en 1963 en même temps que l'ancienne église paroissiale Saint-Georges. Les colonnes et les marches, également en granite, sont modernes. La baie occidentale gothique est un remploi de la fenêtre sud du choeur (consacré en 1458) de la chapelle Saint-Michel du Cimetière-Dieu de Laval, détruite en juillet 1968. Autres éléments en remploi, datables du XVe siècle et dont la provenance n'est pas déterminée : les arcs en granite taillé et chanfreiné des portes des petits corps de porches établis contre les murs ouest des bras du transept, autour de la porte nord de la nef et peut-être aussi autour des portes reliant le choeur à l'actuelle sacristie. Les fenêtres sont cintrées. Sur la nef, leurs claveaux sont en grès roussard et en calcaire, sur les bras du transept en grès et sur le chevet et l'ancienne sacristie en tufeau taillé. A l'intérieur, les murs de pierre ont été débarrassés de leur enduit de plâtre ; les colonnettes et les voûtes en brique ont été supprimées. Seuls subsistent les piliers carrés en granite gris, sans doute fortement restaurés. La charpente a été refaite en sapin mais les sablières et les entraits moulurés que laisse apparaître la voûte lambrissé couvrant l'ensemble des volume est en chêne. Le revêtement du sol a été refait en terre cuite sauf celui du sanctuaire réalisé en marbre rose de Chassagne. Les marches du choeur sont en béton moulé. Seule la sacristie actuelle conserve une partie son décor du XIXe siècle, constitué d'arcatures en pierre de taille de calcaire à bossage.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

grès ; calcaire ; moellon sans chaîne en pierre de taille

Matériau(x) de couverture :

ardoise

Type de couverture :

toit à longs pans ; croupe ronde ; noue ; pignon découvert

Vaisseaux et étages :

1 vaisseau

Localisation

Département :

53

Aire d'étude :

Communauté de communes d'Erve-et-Charnie

Commune :

Vaiges

Adresse :

Eglise

Rue :

Eglise

Latitude :

48,04093046 X

Longitude :

-0,47671213 Y

Intérêt et protection

Situation juridique :

propriété de la commune