Château de Gallerande

Le Lude

Références

Auteur :

Toulier Christine

Date d’enquête :

2004

Commanditaire :

Région Pays de la Loire/Service du Patrimoine / Département de la Sarthe / Pays Vallée du Loir.

Historique

Commentaire historique :
Les origines du château de Gallerande sont incertaines : le dictionnaire de Pesche signale un castellum Wallerandi seu Gallerandi. Néanmoins, des seigneurs de Gallerande sont mentionnés dès le XIIe siècle. La tradition orale attribue la construction du château aux anglais. En 1210, la fille du sire de Gallerande épouse Robert II de Clermont et Gallerande passe aux Clermont-Gallerande. En 1265, Hubert de Clermont possède l'hébergement de Gallerande. En 1275 est fondée et construite la chapelle du Douet près du château. Dès 1360, au début de la guerre de Cent Ans, les anglais occupent Gallerande et détruisent la chapelle du Douet et probablement une partie du château. En 1382, on cite l'oustel de Gallerande. En 1421, après la bataille de Baugé, une partie des troupes anglaises de John Banester prennent et occupent le château de Gallerande livré par son gardien. En 1427, l'édifice est repris par Arthur III, comte de Richemont, mais il est ruiné : les récits de cette reconquête évoquent la basse-cour et le donjon de Gallerande. En 1448, Louis II seigneur de Clermont et de Gallerande est chambellan de René II, roi de Sicile. Il est fait chevalier de l'ordre du Croissant. En 1477, René seigneur de Clermont et de Gallerande est vice-amiral de France et capitaine de cent hommes d'armes. C'est probablement lui qui rebâtit Gallerande entre 1477 et 1500. Il meurt en 1523. Son fils Louis de Clermont maître d'hôtel de François 1er épouse Renée d'Amboise. En 1576, la terre de Gallerande est érigée en marquisat en faveur de Georges 1er de Clermont. Ce dernier avait acheté, en 1562, la seigneurie voisine de Mervé. Georges 1er de Clermont-Gallerande était calviniste. Son fils Georges II, conseiller du roi, devient calviniste en 1587 et entre en disgrâce. L'avènement d'Henri IV lui rend sa charge de conseiller du roi. Henri I de Clermont abjure le calvinisme en 1624 et devient conseiller du roi puis noble de Venise à partir de 1647. Est-ce celui-ci qui reconstruit la chapelle aujourd'hui abandonnée ? Son fils Henri II lui succéda à Gallerande et meurt en 1667. La terre de Gallerande est alors saisie par ses créanciers, vendue en 1689 au fils de Georges III de Clermont-Gallerande, puis revendue immédiatement à Louis Colbert, comte de Lignières puis rachetée en 1698 par Jacques de Royer au nom de sa femme Gabrielle de Champagne La Suze petite-fille du marquis Henri II de Clermont, puis rétrocédée à Laurent Thomé, et reprise en 1701 par Charles Léonor de Clermont d'Amboise seigneur de Loudon. Ce dernier relève le titre de marquis de Gallerande que portait son oncle Henri II. Il était le fils de Louis V de Clermont. Gallerande passe ensuite à Pierre Gaspard de Clermont marquis de Gallerande (frère du précédent ?) qui meurt en 1756. Sa fille Louise Diane de Clermont reçoit Gallerande en usufruit comme dot. Elle vend Gallerande en 1772 à son cousin Charles Georges de Clermont d'Amboise, fils de Charles Léonor (à la suite d'une perte au jeu de cartes). Charles Georges émigre en 1791 et revient en 1792. Sans héritier, il vend Gallerande à Bonnaventure Dufou de Nantes en 1808. En 1824, Dufou revend à un certain Fournier à Mayet qui revend en 1831 à Pierre Henri de Sarcé. Sa fille Eléonore Clémence de Sarcé épouse Alfred, vicomte de la Planche de Ruillé en 1840. Leur fils le sculpteur Geoffroy comte de Ruillé épouse Marie Marguerite Thébaudin de Bordigné. Leur fils Guillaume de Ruillé épouse Hervine Rogon de Carcaradec. Enfin, leur fille Anne de Ruillé lègue ses biens à l'ordre hospitalier de Malte qui, après sa mort en 1986, vend peu à peu tout le mobilier aux enchères puis le domaine. Gallerande réduit à son parc et à la ferme de la Ménagerie, est vendu en 2004.
Auteur Historique :

Dainville (architecte)

Description Architecturale

Commentaire descriptif :

Dans l'état actuel des connaissances, nous n'avons que peu d'indices sur l'implantation médiévale. La motte primitive pourrait se trouver au nord-ouest du logis actuel à l'intérieur du parc. Elle se compose aujourd'hui dans sa partie haute d'un sol sablonneux qui suggère une garenne à conils. Le château maltraité pendant la guerre de Cent Ans aurait été rebâti à la fin du XVe siècle, pour René de Clermont, vice amiral de France. La chapelle du Douet, fondée en 1275, fut détruite pendant la guerre de Cent Ans et reconstruite seulement au milieu du XVIIe siècle (au même emplacement ?) sur le rebord de la terrasse à l'alignement de la façade du corps de logis principal. En 1629, Henri de Clermont baille à ferme le château enclos de murailles et fossés, ses entrées et pont-levis, jardins, garennes, allées, palmail. Aujourd'hui, il n'y a plus de fossés, le château est construit au bord d'une vaste terrasse qui supporte les communs. Des travaux exécutés dans la cour il y a une cinquantaine d'années, ont révélé l'existence d'une forteresse plus importante construite autour d'une cour plus petite. Deux autres tours auraient disparu : la tour nord-ouest et celle qui faisait le pendant avec la tour nord-est pour constituer le châtelet d'entrée. Nous ignorons quand les fossés furent comblés, quand on aménagea la terrasse et quand la forteresse fut en partie détruite pour s'ouvrir sur l'actuelle basse-cour mais nous supposons que ce fut au milieu du XVIIe siècle comme de nombreuses autres forteresses résidentielles du Val de Loire. La chapelle reconstruite après 1624, est aujourd'hui ruinée. Elle renferme les vestiges d'un autel et d'un retable partie en tuffeau et partie en marbre : des tables de marbre noir ornaient les piédestaux, surmontés de colonnes en marbre rose. L'ensemble était couvert d'un toit à l'impérial et d'une charpente lambrissée. Les vitraux remontés dans l'église de Pringé et donnés par Anne de Ruillé, proviendraient de cette chapelle. En 1811, d'après le premier cadastre, le château se composait d'un logis en L flanqué de trois tours rondes et d'une tourelle d'escalier polygonale placée dans l'angle avec l'aile en retour. Il existait deux entrées à la basse-cour ou cour des communs : une entrée nord (supprimée aujourd'hui) et une entrée nord-est (principale aujourd'hui). En l'absence de document il est difficile de reconstituer les étapes de la réalisation de la terrasse et du modelé du paysage. On pourrait suggérer deux temps : d'abord, l'ouverture du château avec la destruction de l'aile nord et le comblement des fossés puis l'aménagement des jardins. Le château se compose aujourd'hui d'un corps de bâtiment allongé construit de fond en comble en une seule campagne et d'une aile en retour plus ou moins indépendante (pas de sous sol communiquant et combles séparés). La grande vis hors oeuvre qui dessert les étages est surmontée d'une chambre en encorbellement. Cet escalier ne permet pas l'accès au sous-sol. Il pourrait être du type vis de Saint-Gilles puisqu'il se présente sous forme de voûte continue mais rompue sur le palier du premier étage par une demi-voûte d'arête plate. Il a probablement été restauré au XVIIIe siècle. Les niveaux de ce grand corps de logis ont été eux aussi remaniés : les plafonds visibles du premier étage sont constitués de poutres très serrées (remanié XVIIe ou XVIIIe siècle ?), un couloir sur la cour dessert toutes les chambres de l'étage (XVIIe ou XVIIIe siècle ?) et le 2e étage est devenu au XVIIIe siècle et jusque vers 1856, un étage-attique sur les deux ailes (cf. dessin de Wismes, fig. 8) avec l'agrandissement des baies ornées de petites consoles sous les allèges et la présence de volets à claire-voie. Est-ce à ce moment-là que la charpente fut modifiée ? Les entraits coupés et les poinçons raccourcis ont permis de rehausser les plafonds. On note, vers 1785, un travail comparable à La Grifferie (cf. dossier) où est créé un étage-attique avec la construction d'une balustrade en pierre au-dessus des lucarnes rejointes par un mur. En 1811 et en 1846 (dates des plans cadastraux), un grand et large perron avec deux volées d'escalier permettait un accès direct aux jardins sud. Ce perron accentue l'axe de symétrie traversant le logis. Ce perron est maintenu jusque vers 1900 (cf. fig. 10). Après 1856, l'architecte Ernest Dainville restaure le château et remanie le décor : il recrée des mâchicoulis et des lucarnes sur l'ensemble du logis. La restitution d'un faux chemin de ronde entraîne des dysfonctionnements intérieurs de l'ancien étage-attique : les fenêtres sont bouchées par les mâchicoulis et les lucarnes néo-gothiques forment puits de lumière (il faut aménager plusieurs marches devant chaque baie). L'utilisation de pierres de calcaire jaune dites des Rairies pour les baies de la façade sud suggère une première campagne de restauration néo-gothique avant Dainville. Ces pierres pourraient correspondre aussi au remaniement du XVIIIe siècle, Dainville choisissant plutôt du tuffeau blanc. Vers 1900, le logis est allongé vers l'ouest et flanqué d'une nouvelle tour d'angle sur la cour. Le vestibule de la grande vis est déjà construit. Ces derniers travaux seraient attribués au successeur de Dainville, René Chauveau. Les communs ont été grandement remaniés au cours des XIXe et XXe siècles : grandes et petites écuries, atelier d'artiste à l'étage, buanderie. Les murs nord des petites écuries très épais pourraient être un vestige de l'ancienne basse cour de la forteresse médiévale. Les communs dans la basse cour ont été remaniés entre 1811 et 1846 (date du second plan cadastral). En 1831, les registres des augmentations et diminutions de l'ancien cadastre font mention d'une démolition entreprise par M. de Sarcé au château sur la parcelle 361. Nous pensons qu'il s'agit des bâtiments placés dans l'axe et qui correspondaient peut-être à la porte principale de l'avant-cour détrônée alors par la porte orientale. Aujourd'hui cet angle de la cour d'honneur est occupé par une orangerie (en ruine). On ne connaît rien des jardins mentionnés dans le texte de 1629. La topographie des lieux tendrait à supposer que la route du Lude à La Flèche par la rive droite contournait le parc du château au nord. Le tronçon de route qui sépare aujourd'hui les jardins du clos de la Ménagerie pourrait être une création de la période révolutionnaire (d'où les accès par le nord). Sur le cadastre de 1811, on note la présence d'une composition régulière marquée par un fort axe de symétrie qui lie château et paysage. Cet axe privilégie l'accès nord de la basse cour des communs, passe par la tourelle d'escalier, s'interrompt au sud pour réapparaître sous forme d'un petit pont qui franchit la douve (sorte de saut-de-loup) pour se prolonger dans un canal médian qui divise un vaste verger en deux parties égales. Des fossés secondaires soulignent cette composition et permettent l'alimentation en eau et le drainage des terres (sont-ils des vestiges d'une large pièce d'eau recouverte aujourd'hui en partie par la route ?). Le canal médian sépare aussi les deux bâtiments rigoureusement identiques de la Ménagerie (cf. dossier). Tout cet ensemble pourrait dater de la première moitié du XVIIIe siècle : une douve semblable fut creusée au château de la Grifferie dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Le cadastre de 1811 signale encore un jardin anglais sur la terrasse devant la façade est, un espace de parterres et de charmille au sud, une chaumière dans le petit bois, et deux jardins clos (le jardin haut et la jardin bas) à l'est, et enfin, une pépinière. Entre 1811 et 1846, un des jardins potagers dit le jardin bas est supprimé. Un lavoir apparaît à l'extrémité est de la douve (sorte d'embarcadère). A partir de 1968, Anne de Ruillé remodèle les jardins selon son inspiration fortement influencée par ses voyages dans la région de Grenade (Espagne) où elle se rend tous les ans. Avec M. Bououl son régisseur, elle dessine le nouveau jardin bas divisé en quatre carrés de pelouse avec, au centre, les quatre colonnes de marbre rose provenant de la chapelle. C'est elle également qui dessine le parterre de broderies de buis au pied du château. La vasque de la petite fontaine est un achat effectué à Aix-en-Provence, le bassin est en ciment. Bououl fait également le large bassin entre le logis et l'orangerie. Vers 1930, la chapelle extérieure est abandonnée pour la chapelle intérieure à l'étage de la tour neuve nord-ouest, près de la chambre de la dernière comtesse de Ruillé. Cette dernière y installe un autel et son retable, et des bas-reliefs en terre cuite provenant d'une chapelle qu'elle possédait à Mansigné. Anne de Ruillé a entrepris beaucoup de travaux d'aménagements depuis les années 1960 : réfection des salles du rez-de-chaussée (lambris), des chambres à l'étage (non terminées) et déménagement de la bibliothèque du deuxième étage au premier.

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

silex ; tuffeau ; moellon ; enduit ; pierre de taille

Matériau(x) de couverture :

ardoise

Type de couverture :

toit à longs pans ; toit conique ; toit en pavillon ; toit à l'impériale ; toit à longs pans brisés ; pignon découvert

Vaisseaux et étages :

1 étage carré ; rez-de-chaussée surélevé ; entresol ; étage de comble

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant, en charpente

État de conservation :

état moyen

Localisation

Département :

72

Aire d'étude :

Le Lude

Commune :

Luché-Pringé

Lieu :

Gallerande

Latitude :

47,71362244 X

Longitude :

0,03506774 Y

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre :

jardin

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AD Sarthe. B 2762. Gallerande 1629 (transcription Christine Toulier). De par le Roy, L'on fait savoir à tous qu'il appartiendra qu'à la requête. Loppé commissaire estably par justice au regard et gouvernement de certaines choses heritaulx saisys à la requête de dame Marye Clentin veufve de deffunt messire Georges de Clermont vivant chevalier marquis de Gallerande Ecuier, il vivait séparés de biens d'avec luy et authorizée par justice à la poursuite de ses droits sur messire Henry de Clermont chevalier marquis de Gallerande fils et héritier par bénéfice d'inventaire du d. deffunt pour les causes desquelles présentement a baillé à ferme au plus offrant et dernier enchérisseur pour le temps de trois ans tant sa saisye. le quinziesme jour d'apvril prochain, Lesquelles choses sont... Le domayne et seigneurye de Gallerande, droicts de chastellenye et adveu qui en dépendent ..au château et ... du dit Gallerande enclos de muraille fosséz et ses entrées et pont-levis, des d...jardins, les garennes, allées, palmail, les vignes du d. Gallerande y compris deux quartiers appelé le Barbier séparé d'icelle quatre .quinze arpents de boys de haute futaye appelléz les Bois de Gallerande les pièces du Plessis Marchant et boys d'Aubigné joignant l'un l'autre, les rivières estant en la rivière du Loir, le port d'Aubigné avec la char, huit mestairyes : Maupas, la Touche, les Hormeaux, les Aulnais, le Plessis Marchand, les Aistres, les Loges, et la Lande chacunes d'icelles composées de maisons manables granges et estables, jardins, yssues, terres labourables, préz, pressouers, vignes et leurs appartenances et déppendances le tout situé en la paroisse de Pringé, Mareil sur le Loir et Luché, Item les moulins a bled des Isles estant dans la dite rivière du Loir composéz de maisons manables deux roues l'une à froment et l'autre à seigle, les faits moutaulx qui en deppendent jardins issues, estr.granges préz et pastures quy en déppend Item le moulin de Carpentras à une roue à seigle estant sur le ruisseau qui descend de St Jean de la Mothe en la rivière du Loir avec les maisons jardins ..estables terres préz et pastures quy en despend, Item un clos de vigne le boys composé de cinq quartiers ou environ, exploicté complant par Estienne Harouard assis en la paroisse du d. Luché ; Item le vieil château fief et seigneurye de Clermont comme il se poursuit et comporte tant en fief domayne cour, rentes. Y compris le fief de Villemusson, le d. domayne consistant en l'antian château estant en ruisne les jardins pressoir du lieu de la Cave les terres et prés du d. lieu AD Sarthe. B 2762 Tous ceux que ces présentes lettres verront Louis de Rohan conseiller du Roy en ses conseils destat et privé pair de France La Flesche faisant Loppé commissaire des choses renouvellement de bail taxe et coust de ses frais, dame Marye Clentin veufve de deffunct Mre Georges de Clermont vivant chevallier marquis de Gallerande, comme il vivait séparé de biens d'avecq luy .. Par à la poursuite de ses droict Messire Louys Anthoine Dupras Chev. Marquis de Nantouillet damoiselle Charlotte du Tillet dame de Lassé étant les droictz céddés de dame Marye Leguier dame de Nantouillet et demoiselle Nicolle veufve de feu Pompée de Bocassin vivant escuier sieur de la Minottière ? père et tuteur naturelle des enfans du d. deffunct et dicelle Tous opposants de Mre Pierre Le Varlet commis à le recepte de ceste seigneurye aussi opposant, sont comparus les d. partyes Scavoir le dit Loppé commissaire en personne assisté de Mre Jean Le Thuillier saisy par Mre Paul Le Tend Les dictz Dupras , du Tillet et la dicte De Hugrier par Mre Jacques et le d. Le Varlet en personne assisté dud Maistre Pascal Gaignard tous leurs advocats;AD Sarthe. 60 J 4. Fondation de la chapelle de Gallerande. 5 octobre 1392 : fondation par Louis de Clermont, chev. Seigneur du dit lieu de Gallerande et dame jeanne de Boizot son épouse d'une chapellenie dans l'église de Pringé ou au château de Gallerande.

Documents figurés :

FRANCE. Préfecture de la Région des Pays de la Loire. DIREN. Protections existantes en matière d'environnement : sites inscrits et classés du département de la Sarthe. Nantes : DIREN, 1995, [non paginé];[Exposition. Le Mans, Musée de Tessé. 27 février-25 mai 1998]. La Sarthe dessinée par le baron Olivier de Wismes (1814-1887) : supplément au catalogue. Le Mans : Musée de tessé, 1998, [non paginé]

Bibliographie :

CLERE, Jules. Le Maine et l'Anjou historiques, archéologiques et pittoresques : Le château de Clermont-Gallerande. Recueil des sites et des monuments les plus remarquables sous le rapport de l'art et de l'histoire des départements de la Sarthe, de la Mayenne et du Maine-et-Loire. Tome I : la Sarthe. Nantes, Paris : Forest et Grimaud, Auguste Bry, 1852-1864;Gallerande ; Luché-Pringé ; Pringé, dans : PESCHE, Julien-Rémy. Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe... Mayenne : Joseph Floch, 1974, vol. 2, p. 494-498 et 674-684 ; vol. IV, p. 574-575. Reprint de l'édition publiée au Mans : Monnoyer, 1829 et suiv.

Annexe :

Gallerande : Archives départementales de la Sarthe, 60 J 5 (transcription Christine Toulier).;;Mémoire de la composition de la terre fief et seigneurie du Marquisat de Garlande et autres fiefs y joins et réunis avec un état du revenu annuel de la ditte terre.;;Premièrement le château et forteresse du dit lieu de Garlande avec une chapelle, les fosséz, fuye, pressoir, , jardins, partaire, terrasses, et vergers, le tout en un tenant contenant six arpents près le bourg de Pringé païs du Maine à deux lieües de distance de la ville et présidial de La Flèche et le droit de seigneurie de la dite paroisse de Pringé.;Item, quatre vingt quartiers de vigne sis au clos du dit Pringé produisant de revenu annuel, 600 #;Item, la prée de Priaré contenant cent hommées et une autre prée nommée la prée du Plessis marais contenant quatre vingt hommées produisant de revenu, 900 #;Item, une pièce de terre nommée la Barrière contenant treize journaux ; une autre pièce nommée le Fromenteau contenant vingt journaux ; une autre pièce de terre nommée les Métais contenant vingt un journaux ; et une autre pièce nommée les Sablons contenant vingt journaux, le tout en un tenant produisant de revenu, 400 #;Item, la forest et bois de haute futaye du dit château de Garlande contenant cent dix arpents;Item, les taillis estant aux environs de la dite forest valleur de revenu, 400 #;Item, la Métairie et domaine de Maupas dont jouït Michel Baudry produisant de revenu, 1 200 #;Item, le lieu et Métairie de la Touche affermé à Jean Chevreux à la somme de 305 #;Item, le lieu et Métairie des Aistres affermé à Michel Cornazier à la somme de 200 #;Item, le lieu et Closerie des Aulnais affermé à Anne Allouy veuve Jean Patoil à la somme de 160 #;Item, le lieu et Métairie des Loges affermé à François Chevrier à la somme de 260 #;Item, le lieu et Métairie du Plessis-Marçais affermé à François Darondeau, 220 #;;Tous les dits héritages et lieux situéz paroisse du dit Pringé à la distance d'un demy quart de lieüe dudit chasteau de Garlande.;Item, le lieu et Métairie de la Lande affermé à Jean Gouttard à la somme de deux cens quarante livres, 240 #;Item, le lieu et Métairie de Priaré affermé à François Baudry à la somme de 280 #;;Les dits lieux de la lande et de Priaré sis paroisse de Luché à un quart de lieüe du chasteau de Garlande;Item, le Moulin à seigle et à froment des Isles estant sur la rivière du Loir avec les terres et préz en dépendant affermé à Michel Garreau à la somme de 420 #;Item, le Moulin de Carpentras avec les terres et prèz en dépendant affermé à Louis Pierreau à la somme de deux cent vingt livres, 220 #;Item, le lieu et Closerie de Loulaye affermé à Jean Le Mercier à la somme de deux cent cinquante livres, 250 #;Item, le lieu et Closerie du Plessis-Allouin où il y avait autrefois un chasteau affermé à Pierre Jamin à la somme de 250 #;;Les dits Moulins des Isles et Carpentras, et les dits lieux de Loulaye et le Plessis Allouin sis paroisse de Mareil sur le Loir à un quart de lieüe du dit chasteau de Garlande avec droit de seigneurie de la dite paroisse de Mareil.;Item, le Moulin de Nicou sis paroisse de Clermont, affermé à Anne Patoil veuve Félix Ory, à la somme de 160 #;;Auquel Moulin il y a un vieil chasteau nommé Rocherouelle appartenant au dit seigneur et qui luy donne la seigneurie de la dite paroisse de Clermont distante du dit chasteau d'une lieüe.;Item, les rivières du Loir dépendantes du dit chasteau de Garlande affermée à la somme de 33 #;Item, tous les droits seigneuriaux, hommes, sujets, vassaux, droits féodaux, services, rentes et rachapts produisants de revenu annuel, 800 #;;- Fiefs et seigneuries réunis au dit Marquisat de Garlande;Le fief seigneurie et chastellenie de Clermont;Le fief et seigneurie de ville Musson;Le fief et seigneurie de la Raillère;Le fief et seigneurie de la chastellenie du Plessis-Allouin;Le fief et seigneurie de Rouchebec;Le fief et seigneurie de Broc;Le fief et seigneurie du Plessis-Marçais;Le fief et seigneurie de Sansicher du Posset;Le fief et seigneurie d'Izambardière;Le fief de Donneveau;;Le fief et seigneurie de Loulaye où il y avait autrefois un chasteau avec les services, cens, rentes, sujets et vassaux relevant nuement. des dits fiefs réunis au dit Marquisat de Garlande ayant leur estendüe dans les dites paroisses de Pringé, Luché, Mareil, Clermont et Boussé, avec droit de suzeraineté, haute, basse et moyenne justice droit de sceaux, mesure à bled, et vin, deux fores l'une au jour de saint Christophe à Mareil, et l'autre au jour Saint-Gilles à Boignes près la dite paroisse de Boussé.;;- Fiefs et seigneuries relevant nuement du dit Marquisat de Garlande et desdits fiefs y réunis;Scavoir celuy de la chastellenie de Clermont;Le fief et Prieuré de Clermont;La Roche dépendante de la Chapelle St Thibault de Clermont;La Pottris sise à Clermont;Les Guignes folles en Clermont;La Machetière ? en Clermont;La Hanardière en Clermont;La Boussayère en Mareil;;Par la Chastellenie du Plessis-Allouin;La terre fief et seigneurie de la Piltière en Mareil.;;Par le Marquisat de Garlande;Le fief et seigneurie d'Aunay et de la Trampayère en Luché;Le fief et seigneurie de Vaugelé ? en Mareil;Le dit Seigneur de Clermont reporte directement sa haute justice du Marquisat de Garlande au roy par sa baronnie de La Flèche et il y reporte aussy tous les autres fiefs au regard de la dite haute justice à l'exception de celuy du Plessis Allouin qui relevoit de la baronnie de Brouassin ou quoy que ce soit du Comté de la Suze, laquelle baronnie le dit seigneur a acquise et dont sera cy après parlé,;;Le dit seigneur Marquis de Garlande était aussy propriétaire de la terre fief et seigneurie de Mervé qu'il a vendüe depuis quelques années à Mons. Fontaine de la Crochinière ; et par le contrat il s'estr éservé les droits honorifiques et de seigneurie dans l'église de Luché, tous les fiefs, cens rentes, services, rachapts, sujets et vassaux estant de la Mouvance de la dite seigneurie de Mervé, séparés par la rivière du Loir depuis le Moulin de Villaines jusquesnau Poirier de Tussé étant du costé du dit Garlande, lesquels fiefs réservés ont leur estendüe dans les d ites paroisses de Luché et Pringé.;Les dits cens rentes services et rachapts vallant de revenu, 200 #;;- Fiefs et seigneuries relevant du dit Marquisat de Garlande par le fief de Mervé réservé et autres fiefs en dépendant;Le fief et seigneurie de Launeau ou de la Garde;Le fief de Pringé;Le fief de la Bouchère ou de la Rimbaudière;Le fief de Vaubelin;Le fief et appartenances de Trocheries;Tous les dits fiefs ayant leur estendüe dans les dites paroisses de Pringé, Luché, Mareil et Clermont.;Total du revenu annuel du dit Marquisat de Garlande 7498 #;Sans comprendre les suffrages portés par les baux;;- Autre mémoire de la composition de la terre fief et seigneurie de la baronnie de Brouassin et autres fiefs y réunis avec un estat du revenu annuel de la dite terre acquise par le dit seigneur Marquis de Garlande par décret solennel.;;Premièrement, le chasteau et forteresse du lieu de Brouassin, les fossés, fuye, pressoir, escurie, allées, jardins, un parc en bois de haute futaie, le tout en un tenant situé paroisse de Mansigné païs du maine à une lieüe de distance du dit chasteau de Garlande et éloigné du siège royal de quatre lieües avec le droit au baron de Brouassin de seigneurie de la dite paroisse de Mansigné.;Item, un clos de vigne contenant cent quartiers valeure revenu annuel, 1000 #;Item, un grand taillis nommé Launay-Carreau contenant vingt arpents valleur de revenu 100 #;Item, le domaine et Métairie de la Foucaudière affermé à la veuve Julien Cureau à la somme, 625 #;Item, le lieu et Closerie de la Hurboudière affermé à Pierre Brard à la somme, 80 #;Item, la Métairie de la Blandinière affermée à Guillaume Houdayer à la somme, 260 #;Item, le lieu et Métairie de Loins affermé à Pierre Trouillard à la somme, 170 #;Toutes les dites choses sises et situées paroisse du dit Mansigné à un quart de lieüe du dit chasteau de Brouassin à l'exception du dit Clos de vigne qui est de la paroisse de Saint-Jean-de-la Motte.;;Item, le lieu et Métairie de la Goumardière affermé à Mathurin Folenfant à la somme, 220 #;Item, le lieu et Closerie de la Sergenterie affermé à la veuve Gaignard à la somme, 69 #;Item, le lieu et Closerie du Grand Viez affermé à Pierre Bobet à la somme, 95 #;Item, le lieu et Closerie du Chemin-Croix affermé à la veuve Jean Le mercier à la somme, 60 #;Item, le Moulin appellé Le Moulin de Saint-Jean-de-la Motte affermé à Louis Houdayer, 250 #;Item, le Moulin appellé les Moulins Neuf s affermés au nommé Naye, 250 #;Tous les dits héritages situéz paroisse du dit Saint Jean de la Motte à demie lieüe de distance du dit chasteau de Garlande et de Brouassin avec le droit de seigneurie dans la dite paroisse de Saint Jean de la Motte.;Item, l'estang de la Goumardière, l'estang de Viers, l'estang de Chambrain, le pré des Après, le pré de Loizellière, trois cent arpents de lande appellé les Soucis et l'estang estant en icelle, l'estang de la Motte,;le pré de Bonicosté, le tout situé paroisse du dit Saint-Jean de la Motte et Mansigné produisant de revenu annuel, 1000 #;;- Fiefs et seigneuries réunis à la dite baronnie de Brouassin.;Le fief et seigneurie et chastellenie de la Motte Achapt assis dans la dite paroisse de Saint Jean et auquel lieu les seigneurs de Brouassin ont fondé une chapelle avec trois messes par semaines laquelle chapelle est en la présentation du dit seigneur de Brouassin.;Le fief et seigneurie de Vaux;Le fief de Pautigné;Le fief seigneurie et chastellenie de la Turpinière;Le fief Dupré;Le fief et seigneurie de la Butonnière;Le fief de Lhommeau;Le fief Daviau;Tous lesquels fiefs réunis à la dite baronnie de Brouassin ayant leur estandüe en les paroisses de Pringé, Mareil, Luché, Saint Jean de la Motte, Mansigné, et autres endroits circonvoisins avec droit de souverainneté haute, basse et Moyenne justice, droit et sceaux, mesure à bled et vin.;;;- Fiefs et seigneuries relevant neuement de la dite Baronnie de Brouassin et des dits fiefs y réunis, scavoir par celuy de Brouassin et la Motte Achapt.;Le fief et seigneurie de la Pontinière en Luché;Le fief et seigneurie du Grand et Petit Fresne en Saint Jean,;Le fief et seigneurie de Montgreffier en Saint Jean;Le fief et seigneurie de Maury et de la Grugelinière en Saint Jean;Le fief et seigneurie de Maluau en Pringé;Le fief et seigneurie de la Bardouillère en Mansigné;Le fief et seigneurie du grand G fief de Chambrain en Luché;Le fief et seigneurie de la Gaudinière en Saint Jean;Le fief et seigneurie du grand et Petit Moiré;Le fief verrie et justice de Fontenay en Mansigné;Le fief et seigneurie du Boucher Loüïs en Mansigné;Le fief et seigneurie du Doucet;Fief de Pringé;Le fief et appartenance de Clarault en Mansigné;Fief et appartenance de la Chevallerie en Saint Jean;Fief et appartenances et Garanne des Landes;Fief et appartenance de la Grande Couprie;fief et seigneurie de Landaux;fief et appartenance de la Goustrie;Domaine fief et seigneurie de Panchien;Fief et appartenance du Plessis;Fief et seigneurie de la Touche;Fief et bois d'Espagne;Fief et seigneurie du Plessis-Allouin;;Par la Turpinière;Fief et seigneurie de Vennevelle;;Par la Butonnière;Fief et appartenance d'Aulnay;Le fief et seigneurie de la Grande Brosse;Le fief et appartenance de Mont coqu;;Par le fief Dupré;Fief et appartenance de la Chabottière;Le seigneur de Brouassin raporte directement la dite baronnie de Brouassin au roy avec sa haute basse et moyenne justice et le fief et seigneurie des Butonnière par sa baronnie du Chasteau du loir.;Total du revenu de Brouassin 4379 #;Sans comprendre les héritages portés par les baux.