Maison de Sainte-Catherine

Luçon (commune)

Références

Auteur :

Réau Marie-Thérèse

Date d’enquête :

2009

Commanditaire :

Région Pays de la Loire / Ville de Luçon.

Historique

Commentaire historique :
Cette maison s'appelait, avant la Révolution, la maison de Sainte-Catherine. Elle appartenait au chapitre de la cathédrale et constituait un bénéfice ecclésiastique, sans être une maison canoniale. Le plus ancien document connu la concernant est le testament du chanoine Jean Debon, en 1536. A cette date, le chanoine augmente d'une messe la stipendie (c'est-à-dire bénéfice) fondée par feu Yvon Besly et agrandit le domaine. L'ensemble des deux fondations constitue la maison, confrontée entre la clôture des cloîtres (venelle entre) et la maison de Laurière (rue publique entre). Ce n'est que plus tard qu'apparaît le nom de Sainte-Catherine, notamment à la Révolution lorsque la demeure est vendue comme bien national, le 6 décembre 1791, au médecin Henri François Morand. En 1816, la maison appartient toujours à Morand, ainsi qu'en 1822 lors de la levée du plan d'alignement ; en 1845, son propriétaire est Joseph Clément. Ultérieurement, elle est acquise par la famille Arnault de la Grossetière, qui construit de nouvelles dépendances au milieu du jardin, en 1862. Il est assez malaisé de dater la maison proprement dite, très remaniée. Le sous-sol actuel peut être celui de la maison du XVIe siècle. Quant aux façades, elles semblent avoir été refaites au XIXe siècle. Enfin, l'escalier situé à l'emplacement de celui d'origine n'est pas ancien et la cheminée du rez-de-chaussée est difficile à dater. Actuellement, la maison est divisée en deux propriétés et deux maisons ont été construites dans la partie est du jardin d'origine (actuelles parcelles AL 19 et 20) ; l'une de ces constructions a entraîné la destruction de la partie sud des communs de 1862. Notons enfin que la venelle séparant la maison de Sainte-Catherine de la maison canoniale 7, rue des chanoines est publique sur le plan cadastral de 1816, mais privée et commune aux deux maisons sur le plan d'alignement de 1822 et le plan cadastral de 1845.
Datation des campagnes principales de construction :

1ère moitié 16e siècle;16e siècle;19e siècle

Auteur Historique :

auteur inconnu

Description Architecturale

Matériau(x) de gros œuvre et mise en œuvre :

calcaire ; moellon ; enduit

Matériau(x) de couverture :

tuile creuse

Type de couverture :

toit à longs pans ; croupe

Vaisseaux et étages :

sous-sol ; 1 étage carré

Type et nature du couvrement :

voûte en berceau

Emplacement, forme et structure de l’escalier :

escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en charpente

État de conservation :

remanié

Localisation

Département :

85

Aire d'étude :

Luçon (commune)

Commune :

Luçon

Adresse :

Union-Chrétienne

Rue :

Union-Chrétienne

Latitude :

46,45259600 X

Longitude :

-1,16653386 Y

Intérêt et protection

Situation juridique :

propriété privée

Documentation

Documents d'archives :

AD Vendée. 2 G 103 (archives du chapître) : Testament du chanoine Jean Debon, daté du mois de juin 1536 (copie collationnée et vidimée du 27 juin 1620). Le document concerne notamment la demeure. Jean Debon augmente d'une messe la stipendie qu'il tient, fondée par Yvon Besly, décédé. Pour cela, il agrandit la propriété de maisons et jardins contigus au domaine de la fondation initiale ; l'ensemble constitue la demeure étudiée, confrontée d'un côté aux murs du cloître, de l'autre côté à la maison de Laurière.;AD Vendée. 1 Q 200 : Procès-verbal d'estimation de la maison dépendant du ci-devant bénéfice de Sainte-Catherine, en vue de sa vente comme bien national, le 15 octobre 1791.;AD Vendée. 1 Q 583, n° 73 : Acte d'adjudication de la maison, vendue comme bien national, le 6 décembre 1791, au médecin Henri François Morand.;AD Vendée. 3 P 1413 : Matrices du cadastre de 1845, en particulier le Registre présentant les augmentations et diminutions survenues dans la contenance et les revenus portés sur les matrices cadastrales. - En 1865 pour la parcelle E 127 : mention de nouvelle construction d'écuries, achevée en 1862, pour Arnault Grossetière (impôt foncier de 50 francs).