Abbaye, prison, centre culturel de rencontres… l’Abbaye royale de Fontevraud porte en ses pierres la mémoire de toutes les formes d’enfermement. C’est cette singularité historique qui fonde la seconde édition de Contretemps, les 9, 10 et 11 octobre 2026.

Le festival Contretemps s’adresse à tous les âges. Les lycéens ouvrent le bal le vendredi, guidés par la littérature, le cinéma et la philosophie. Le dimanche est dédié aux familles, avec Chicken Run, un atelier philo et un jeu grandeur nature dans les couloirs de l’ancienne prison. Entre les deux, le grand public est convié à des débats exigeants et des rencontres bouleversantes.
Prison, nef de l’abbatiale, dortoirs aménagés sous les voûtes (vers 1900). © Région des Pays de la Loire – Inventaire général B. Renoux (reproduction)
L’histoire pour éclairer le présent
Les têtes d’affiche donnent toute sa densité à l’événement. Boualem Sansal, de l’Académie française, témoigne de sa détention dans La Légende. Louis Arnaud, ancien otage en Iran, raconte comment il a trouvé la liberté intérieure derrière les barreaux d’Evin. Guillaume Poix explore l’univers carcéral dans son roman Perpétuité. L’artiste Sarah Jérôme expose Le Mur invisible, œuvres nées de sa résidence à Fontevraud. L’explorateur Abraham Poincheval et l’ancien sous-marinier Didier Gourtay témoignent, eux, d’un enfermement choisi.



