Vendée

La Gaubretière – Les épourails des chaussures Rautureau

Visages du patrimoine#

La plus monumentale des œuvres de Visages du patrimoine, est signée Dominique Landucci. L’artiste prolifique – 5000 tableaux en 50 ans de carrière – partage la mémoire de sa création.

Dominique Landucci porte en lui la double âme de la Méditerranée où il est né et de la Vendée, sa terre d’adoption de 1974 à 1985. Dessinateur, musicien autodidacte (guitare, violon, accordéon), il forge très tôt une conviction : la peinture, comme la musique, sonne, vibre, donne un rythme à chaque jour.

Dominique Landucci, quel est le contexte de cette commande ?

Les frères Rautureau sont de grands amateurs d’art, à l’instar d’autres chefs d’entreprises vendéens, qui m’ont adopté et fait connaître. Les frères Rautureau, patrons de Rautureau Apple Shoes à La Gaubretière, me donnent carte blanche pour métamorphoser la façade de leur entrepôt à l’été 1999. Assisté de la jeune diplômée des Beaux-Arts Hermine Penhoat, j’investis les 300m2 de façade de leur showroom L’entrepôt pour y déployer les épourails hauts de 11 mètres, colorés et ensoleillés.

L’entrepôt Rautureau Apple Shoes à La Gaubretière en 1999 (c) Dominique Landucci

Que représentent les épourails ?

L’épourail, épouvantail en patois vendéen, est un totem occidental. Cinq marques = 5 épourails. Le premier, baptisé « Pom d’Api » en clin d’œil à la marque de chaussures enfants de la maison ainsi que les quatre autres (JBR, NO NAME, SCHMOOVE et FREELANCE), visent à fêter l’an 2000, chasser les angoisses de fin de millénaire avec humour dans une jubilation chromatique. J’ai repeint la fresque en 2008.

Dominique Landucci rafraîchit L’entrepôt Rautureau Apple Shoes à La Gaubretière en 2008 (c) Dominique Landucci

Comment la peinture a-t-elle été accueillie ?

Je n’ai pas eu d’écho négatif, de la part des salariés comme des clients. Ils étaient nombreux à l’inauguration. Nous avons gagné le pari de voir l’art rentrer dans l’entreprise, de le mettre à la portée de tous. La peinture a participé à la spécificité des chaussures et la visibilité de L’entrepôt. Le beau fait du lien sans avoir à l’exprimer. A l’époque, des administrations avaient tiqué : trop près du château, trop visible au rond-point. Retrouver les épourails parmi les Visages du patrimoine est une fierté, une revanche et une consécration !

En haut de page : L’entrepôt Rautureau Apple Shoes à La Gaubretière en 1999 (c) Dominique Landucci

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