L’abbaye de Tuffé propose la visite, libre ou guidée, des bâtiments monastiques et des jardins. Ouverte d’avril à fin octobre, elle y anime des rendez-vous et ateliers autour du patrimoine du Perche sarthois.
De l’abbaye de femmes au prieuré mauriste
Une première abbaye de bénédictines a été fondée vers 660, reconstruite à partir des années 1660 par les bénédictins mauristes. Après la Révolution, elle a abrité une importante faïencerie avant d’être en partie détruite. A l’exception du pigeonnier, plus ancien, les bâtiments visibles aujourd’hui datent de l’époque mauriste. Situés au cœur du village entre la place de l’église et plan d’eau créé en 1972, ils sont acquis par la commune en 2003 avec les jardins.
Une vue cavalière du prieuré, planche du Monasticon Gallicanum, XVIIe siècle (c) Archives départementales de la Sarthe

Un site touristique au cœur du Perche sarthois

La commune de Tuffé a confié à l’association la mission de protéger, restaurer et animer le site de son ancienne abbaye. Outre la programmation culturelle de l’abbaye, ses jardins sont recréés à partir de 2008, mis en valeur et entretenus toute l’année par une dizaine de bénévoles.

L’espace d’accueil de l’abbaye de Tuffé, construit en 2025, est le premier bâtiment en terre crue édifié en Sarthe depuis près de 150 ans. (c) C. de Lavenne




Abbaye de Tuffé – La Velue, monstre de la vallée de l’Huisne – Cloche de l’ancienne abbaye de Tuffé (c) CEMJIKA-Perche Sarthois Les jardins et bâtiments monastiques du Prieuré Notre-Dame. (c) C. de Lavenne
La Velue immortalisée à l’abbaye
Au Moyen Âge, un monstre amphibie terrorisait La Ferté-Bernard : la Velue. Cette créature zoomorphe, avait une tête de serpent, un corps couvert de longs poils verts hérissés de piquants mortels, et une queue redoutable. Elle remontait l’Huisne, dévorait enfants et troupeaux, crachait du feu et provoquait des inondations… Un brave homme finit par blesser le monstre. Selon la tradition locale, la Velue remonta la Chéronne jusqu’à Tuffé, terre des potiers pour y mourir.

Sa forme fut immortalisée en terre cuite sur le puits du presbytère de Tuffé, témoignage durable de cette légende mancelle qui unit folklore et artisanat local.
Valérie Thuleau, restauratrice, retouche la terre cuite, la Velue, dont la restauration avait été voté par les lycéens du Mans Sud grâce au programme « Les Lycéens des Pays de la Loire à la découverte du Plus Grand Musée de France. (c) C. de Lavenne
Les jardins de l’abbaye de Tuffé
L’aménagement du site et des jardins se poursuit. Le petit pont qui reliait les parcelles a été restitué. En plus du jardin des fruitiers planté d’espèces locales, le projet prévoit d’implanter un espace d’animations autour de la connaissance des arbres, plantations, greffes, utilisation des fruits et une ruche. Au nord, dans le Jardin des étoiles, un cadran solaire rappellera celui des moines de Tuffé. Au sud, le Jardin des savoir-faire. Il présentera un espace d’expérimentation pédagogique.





